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Hebdo N°20 - Vendredi 07 juin 2019

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Actualités de la filière

Rubriques

Étiquetage des ingrédients




Les brasseurs européens s’engagent
sur l'étiquetage des ingrédients et
des calories

Brasseurs d’Europe, syndicat européen des brasseurs, a annoncé que 60 % des bières vendues en Europe indiquent désormais volontairement les calories sur leurs étiquettes.
 
Depuis 2015, les brasseurs fournissaient déjà volontairement aux consommateurs la liste des ingrédients et la valeur énergétique de leurs bières sur les étiquettes ou de manière dématérialisée. En juillet 2018, cet engagement a été renforcé par une recommandation à toutes les brasseries d’indiquer, sur leurs étiquettes,  les calories et les ingrédients (bouteille, canette, etc.).
 
Comme mentionné sur beerwisdom.eu, les brasseurs ont largement dépassé les engagements pris, et désormais ce sont 85 % des bières qui indiquent volontairement les ingrédients sur leurs étiquettes.
 
Brasseurs d’Europe, qui représente plus de 9 500 brasseries, entame sa cinquième année d’actions en faveur d’une transparence accrue et d’une meilleure information auprès des consommateurs. Les brasseurs fournissent ces informations en appliquant volontairement les règles d'étiquetage déjà définies dans le règlement européen relatif à l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires (bien que les boissons alcoolisées soient exemptées de ces indications).
 
« Je salue l’engagement des brasseurs d’indiquer la liste complète des ingrédients et la valeur énergétique (de 100 ml) sur les étiquettes des bières. Le règlement de l’Union européenne fixe les règles à suivre en la matière pour les produits alimentaires et je suis ravi que les brasseurs se soient volontairement engagés à les appliquer. Cette démarche est dans l’intérêt de la santé publique et de l’information des consommateurs », a déclaré le commissaire européen à la Santé, Vytenis ANDRIUKAITIS.
 
Pierre-Olivier BERGERON, secrétaire général de Brasseurs d’Europe, a ajouté : « Nous sommes en avance sur la réalisation de notre engagement volontaire. Aujourd'hui, pas moins de 85 % de nos bières commercialisées dans l'Union européenne indiquent leurs ingrédients sur leurs étiquettes et 60 % les informations sur le nombre de calories par 100 ml, référence légale en volume pour toutes les boissons alcoolisées ou non ».
 
Brasseurs d’Europe a pris l’engagement de répondre à la demande des consommateurs européens. Selon Monique GOYENS, directrice générale du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), « Il est essentiel que les informations nutritionnelles et la liste des ingrédients soient fournies au consommateur sur l’étiquette des produits alcoolisés et conformément au Règlement concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires (1169/2011). »
 
Brasseurs d’Europe estime qu’en respectant son engagement en matière d’information des consommateurs, le secteur brassicole européen fait figure de modèle et répond ainsi aux attentes des consommateurs. Brasseurs d’Europe continuera, dans les prochains mois, à rendre de l’avancée de ces engagements et à inviter les autres secteurs des boissons alcoolisées à suivre notre exemple afin de donner aux consommateurs des informations compréhensibles, lisibles, comparables et précises pour toutes les boissons.

exercice 2018



Le groupe Avril sort la tête de l'eau après deux années difficiles |

Après deux années marquées par une conjoncture contrastée sur l’ensemble de ses métiers et un contexte resté adverse sur le début de l’exercice 2018, le groupe Avril a enregistré un rebond notable de ses activités au second semestre 2018.

Le Groupe a réalisé, au 31 décembre 2018, un EBITDA de 154 millions d’euros (+ 26 %) et vu son métier historique, la transformation des graines oléagineuses et la production de biodiesel de sa filiale Saipol, améliorer ses performances sous l’effet notamment d’une stabilisation de la trajectoire biocarburants à horizon 2030.

La nouvelle Directive européenne sur les énergies renouvelables (RED 2) a en effet confirmé, en décembre 2018, une meilleure visibilité réglementaire, avec le maintien à 7 % du niveau d’incorporation de biocarburants de première génération et un plafonnement des biocarburants fortement émetteurs de gaz à effet de serre. L’Union européenne s’est par ailleurs prononcée, le 30 janvier 2019, en faveur d’un compromis limitant la concurrence déloyale du biodiesel de soja argentin, en fixant un quota et un prix plancher au-delà desquels doivent être appliqués des droits anti-subvention.

Cette activité a par ailleurs lancé en novembre 2018 une innovation baptisée Oleo100, signant la première énergie issue de l’agriculture française, 100 % colza, renouvelable et tracée. Destinée aux professionnels du transport et aux collectivités locales (flottes captives), cette nouvelle énergie se substitue simplement et intégralement au gazole fossile, à performances et coûts équivalents.

Après une année difficile pour Lesieur en France, l’activité des huiles et condiments entend tirer parti en 2019 du repositionnent de ses marques Puget et ISIO4 et du lancement dans les linéaires français de la marque italienne d’huile d’olive Costa d’Oro, acquise par le Groupe en mai 2018, hissant Avril au 3ème rang mondial du marché de l’huile d’olive de marque.

Du côté des métiers de spécialités, le repli de l’activité oléochimie, impactée en fin d’année par le ralentissement économique européen, a été compensé par le positionnement d’Oleon sur des produits de spécialité à forte valeur ajoutée et le dynamisme international des spécialités animales.

Les activités de nutrition animale et les produits issus de l’élevage, réunis au sein du Domaine Avril Filières d’Élevages, ont terminé favorablement l’exercice 2018, tirées par la performance de la filière porc. Matines, en transition vers l’œuf alternatif, devrait repartir en 2020 sur la voie de la croissance et de la rentabilité.

L’ensemble des activités reste néanmoins soumis à des aléas externes inhérents au monde agricole et à celui de l’élevage, toujours en souffrance.

Sofiprotéol, société de financement et de développement du groupe Avril, a de son côté accru ses capacités d’investissement auprès d’entreprises des filières agricoles et agroalimentaires françaises, suite à une augmentation de capital de 100 millions d’euros, finalisée fin 2017. En 2018, Sofiprotéol a engagé 48 millions d’euros au service de la consolidation de ces filières.

Enfin, l’incubateur de sociétés à croissance rapide, Avril Développement, a conforté son modèle à travers un exercice prometteur. Terrial réunit ainsi, depuis février 2019, Avril et Suez dans un projet de co-entreprise visant à constituer un leader du marché des engrais et amendements organiques en France. Avril a par ailleurs annoncé, en novembre 2018, la cession de la société Sopral, spécialiste de la nutrition du chien, du chat et du cheval, tout en restant actionnaire minoritaire au travers de Sofiprotéol.

Jean-Philippe PUIG, Gérant de la SCA Avril : « L’exercice 2018 a été clairement partagé en deux. Durant le premier semestre, le Groupe a dû faire face à une conjoncture défavorable et s’est focalisé sur les coûts, en insufflant de la rigueur dans toute l’organisation. Le second semestre s’est achevé de façon plus satisfaisante, sous l’effet notamment d’arbitrages ayant permis de dégager l’horizon sur des points réglementaires stratégiques comme l’avenir du biodiesel en Europe. Ce contexte nous replace dans une dynamique positive même si nous devons rester prudents car l’équilibre économique de notre métier historique n’est pas encore atteint. »

Avec des capitaux propres totaux de 1 800 millions d’euros au 31 décembre 2018, la solidité de la structure financière du groupe Avril constitue un atout pour la mise en œuvre du plan stratégique « Avril 2023 ». Celui-ci vise à favoriser l’innovation et accélérer la croissance du Groupe en France et à l’international par le développement de produits de spécialités, tout en réduisant son exposition aux aléas des marchés et en poursuivant le travail de transformation engagé ces dernières années. 

Aymeric MONGEAUD, Directeur administratif et financier du groupe Avril : « En dépit de contextes sectoriels hétérogènes, l’exercice 2018 a pleinement validé la stratégie de transformation d’Avril – d’une part pour s’ouvrir de nouveaux relais de croissance sur des marchés porteurs grâce à l’innovation et l’internationalisation, d’autre part pour renforcer sa compétitivité et son agilité grâce à la consolidation de son excellence opérationnelle. Dès 2019, le Groupe s’attèlera à maintenir le cap des engagements pris dans le cadre du plan Avril 2023 et à consolider sa performance financière. »

2018, une année placée

sous le signe du « bio »




Que ce soit pour des raisons de santé, pour la qualité et le goût des produits ou pour préserver l’environnement, chacun a ses raisons de consommer bio.

Un seul constat : les Français font preuve d’un véritable attachement au bio, et notamment les jeunes, comme l’ont démontré les résultats de notre Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France dévoilés en février dernier.

Un attachement que viennent corroborer
les chiffres du bio de 2018

Le verdict est sans appel : les agriculteurs et les entreprises françaises ont relevé le défi de la demande !

Avec 5 000 exploitations supplémentaires en 2018, on compte aujourd’hui un total de 41 600 fermes engagées en agriculture biologique, soit près de 9,5 % des exploitations de notre pays. Concrètement, la production bio française a doublé en 5 ans : c’est la plus forte progression jamais enregistrée.

Mieux ! En 2018, le cap symbolique des 2 millions d’hectares cultivés en bio a été franchi, ce qui correspond à 7, 5 % de la surface agricole française, contre 6,5% en 2017. Une croissance spectaculaire due notamment au développement des productions céréalières, viticoles et de fruits et légumes, particulièrement marqué cette année.

Cet essor ne se limite pas aux producteurs mais concerne l’ensemble de la filière bio ! En effet, les entreprises de transformation de produits bio, véritable tissu de PME et de TPE au cœur des territoires, se multiplient au même rythme avec une augmentation de 12 % en un an et de 49 % en 5 ans.

Ce formidable succès a des retombées concrètes en termes de créations d’emplois. Très attractif, le secteur bio affiche pas moins de 18 714 nouveaux emplois dans la production, la transformation et la distribution, rien qu’en 2018. Il représente désormais 14 % des emplois agricoles. A la fin de l’année passée, on dénombrait plus de 155 347 emplois directs à temps plein dans les filières bios, soit plus du double qu’en 2012 !

L’année a également été marquée par une forte augmentation de la consommation de produits bio. Le marché a progressé de 15 % pour atteindre 9,7 milliards d’euros, soit près de 5 % des achats alimentaires des Français.

Dans le même temps, la part des importations dans la consommation est restée stable à 31 % de la consommation totale … et même 18 % si on exclut les produits exotiques. La tendance de consommation de produits bio français devrait se confirmer au cours des années à venir lorsque les fortes conversions enregistrées cette année donneront des produits « certifiés bio ».

Ces résultats significatifs et prometteurs pour le bio « made in France » n’ont été rendus possibles que par la mobilisation des opérateurs du secteur bio. Avec notamment un fort taux de conversion des grandes cultures en 2018, c’est tout le paysage agricole français qui est en train d’opérer un véritable changement !

Le BIO français et européen en images

Co-construire

pour réussir la transformation de la filière



Intercéréales a participé
au comité de suivi des plans
de filière sur le thème de
la réduction des produits phytosanitaires organisé
par le Ministre de l’agriculture.

Le plan de transformation de l’interprofession céréalière marque un changement de paradigme pour la filière. Elle est résolument engagée dans la transition agroécologique et à l’écoute des attentes des clients, des consommateurs et des citoyens qu’ils soient de nos régions ou dans le monde, tout en prenant en compte la nécessité d’être compétitif dans un monde ouvert.

Intercéréales a présenté les avancées notables du plan :

  • L’interprofession engagée dans le contrat de solutions respecte ses engagements sur la recherche, l’identification des solutions et leur diffusion pour réduire l’usage des produits phytosanitaires
  • 26M€ par an consacrés par ARVALIS à la protection intégrée au champ et au stockage, avec une réelle transition vers des solutions combinatoires (agronomiques, génétiques, numériques, chimiques…).
  • Développement de 30% en 1 an des filières premium concernant les céréales destinées à l’alimentation humaine en France

La filière est résolument engagée dans cette transition, mais Eric Thirouin, Vice-Président d’Intercéréales a rappelé l’impératif de la cohérence entre le temps politique avec le temps de la recherche, des investissements et la nécessité de prendre en compte la situation économique des acteurs. En effet, ces derniers mois ont été marqués par plusieurs phases de dialogue, mais force est de constater que les décisions restent imposées aux filières agricoles qui se trouvent devant le fait accompli.

L’interprofession a clairement réaffirmé que la clé de la réussite de cette transformation profonde et efficace des pratiques agricoles et de l’évolution de la filière réside dans l’existence d’un partenariat réel et solide entre l’Etat et les filières. Une co-construction est véritablement à engager pour réussir la transition.

Si ces messages semblent être entendus par le Ministre, il est maintenant nécessaire de concrétiser. Jean François Loiseau, Président d’Intercéréales, appelle de ses voeux une cohérence des politiques publiques, une clarification des mesures d’accompagnement des pouvoirs publics auprès des acteurs professionnels pour réussir la transformation.

RAPPORT

de développement durable 2019




Barilla poursuit son développement, en valorisant des filières responsables et des recettes inspirées du régime méditérranéen

Le groupe atteint un premier objectif de 100% CO2 compensé grâce à sa marque Wasa.

Le Groupe Barilla a présenté à Berlin son rapport de développement durable 2019 « Good for You, Good for the Planet » (Bon pour vous, Bon pour la planète).

Un engagement qui a permis d’obtenir de bons résultats économiques, avec un chiffre d’affaires 2018 de 3 483 millions d’euros (+3 % par rapport à 2017, net d’effet des taux de change)

Parmi les principaux éléments du rapport de durabilité 2019
« Good for You, Good for the Planet » présenté à Berlin :

  • Des pâtes, sauces, pesto et produits de boulangerie avec un meilleur profil nutritionnel et un impact environnemental réduits
  • Des produits innovants avec moins de sel, de sucre et de gras – et plus de fibres
  • Une attention portée au bien-être animal : en 2019, Barilla a été confortée comme la première entreprise italienne dans le classement mondial du Business Benchmark on Farm Animal Welfare (BBFAW)
  • Sur l’aspect environnemental, WASA est la première marque du Groupe Barilla (https://www.barillagroup.com) à devenir 100 % CO2 compensé

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