S'abonner à l'hebdo

Hebdo N°43 - Vendredi 13 décembre 2019

S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Vie des entreprises

Rubriques

Assemblée Générale NATUP




2019, ANNÉE DE CONSTRUCTION RÉUSSIE POUR NATUP


Il y a près d’un an, le 7 décembre 2018, NatUp voyait le jour, issue de la fusion des coopératives Cap Seine et Interface Céréales. Un an après, les fondations sont posées, et elles sont solides.L’année écoulée a en effet été à la hauteur de nos engagements, privilégiant le relationnel et le contact de proximité avec nos adhérents, facteur essentiel de réussite de notre projet commun. La mise en place de comités de régions et d’une gouvernance de proximité ont été particulièrement appréciées par nos adhérents.Dans le même temps, nous avons poursuivi le repositionnement de nos équipes, en accord avec notre nouvelle organisation et notre nouveau périmètre. Agrégation de nouvelles compétences, recrutements de talents, réorganisation des sites et du siège... Les chantiers n’ont pas manqué !Parmi ceux-ci, la création d’un pôle Innovation et Développement, à vocation transversale pour accompagner toutes les filières et organisations. Coordonnant les forces R & D de chaque pôle, il est déjà le fer de lance de nouveaux projets liés à l’agriculture de précision, la coopérative du futur ou l’économie circulaire appliquée au monde agricoleDu Havre à Amiens et de Dieppe à Chartres, notre écosystème rassemble aujourd’hui 1 500 collaborateurs répartis sur 5 grands métiers et sur 4 grandes régions, 150 sites et 220 implantations, au service de 7 000 agriculteurs.Et s’il ne fallait retenir qu’un symbole ou qu’une image de cette année réussie, ce serait celle du rassemblement Outdoor de mai 2019, véritable vitrine de la force et de la diversité des savoir-faire de NatUp, visité par près d’1/3 de nos adhérents.

NOS RÉSULTATS 2018-2019

Le chiffre d’affaires du nouveau groupe NatUp au 30 juin 2019 s’établit à 1 278 M€. L’Excédent Brut d’Exploitation progresse et s’établit à 35,3 M€ tandis que le résultat d’exploitation se situe à 13,1 M€ et que le résultat net s’élève à 15,2 M€ (contre 10,3 M€ l’an passé). Ces bons résultats surviennent malgré une collecte aux volumes en baisse (-12%) avec des prix stagnants, mais sont portés par un développement des activités de diversification, qui contribuent pour 40% de l’EBE, en ligne avec nos objectifs stratégiques). En raison de la fusion, les fonds propres et quasi-fonds propres sont en progression à 202 M€ (+25 M€). NatUp a continué à investir à hauteur de 20 M€, notamment sur ses infrastructures (Simarex, Vieux Manoir...).Pour la coopérative seule et dans un contexte agricole tendu, le chiffre d’affaires a été de 647 M€ pour un EBE de 16,9 M et un résultat net de 10,8 M€.

LA DIVERSIFICATION, PLUS QUE JAMAIS AU CŒUR DU MODÈLE RÉSILIENTDE NATUP

Décevante en rendements (-12%) et avec des prix du grain en baisse, la récolte 2018 de céréales n’a pas porté positivement le pôle agricole de nos activités. Heureusement -et conformément à notre plan stratégique visant à atteindre 40% de notre chiffre d’affaire via la diversification-, les autres pôles de NatUp ont réalisé de très bonnes performances. Le pôle légumes a affiché un fort développement, porté notamment par la 1ère gamme, elle-même soutenue par la hausse du prix des pommes de terre. Six ans après son entrée dans le groupe, Lunor est désormais à l’équilibre, tout comme Pomuni au bout de deux années. Pom’Alliance et ses filiales enregistrent d’excellents résultats.Le pôle distribution progresse, porté notamment par la hausse de fréquentation des Gamm Vert de Dépréaux, et par le démarrage de la rénovation de magasins à l’image de celui de Saint-André-de-l’Eure qui a vu son chiffre d’affaires doubler depuis sa restructuration. L’activité des Fermes d’Ici poursuit son développement et s’étend désormais sur 3 départements (Seine-Maritime, Eure et Calvados). Le pôle fibres a poursuivi son développement dans un contexte de marché agité, mais les perspectives à terme restent favorables grâce aux innovations continues de ce pôle, saluées par un Trophée JEC 2019.Du côté du pôle grains et des activités portuaires, Simarex permet de fluidifier toujours davantage la logistique aval de NatUp qui poursuit ses investissements dans cet outil, tandis que la création de Grains Overseas durant l’été 2019 avec Axéréal et In Vivo vise à consolider une offre française de grand export pour les céréales.Enfin, l’entrée de NatUp dans le secteur des orges de brasserie via Boortmalt confirme que les activités de diversification touchent aussi les filières originelles de la coopérative, et contribuent à sécuriser le groupe dans son modèle souple et résilient.

Site internet : http://natup.coop/

Légende photo : de gauche à droite : Jean-Charles DESCHAMPS, Président de Natup et Patrick APS, Directeur Général de Natup

bandeauceresia

Assemblées de région 2019



Les premières Assemblées de région ont permis à la coopérative de faire un point d’étape sur l’avancement du projet coopératif Cérèsia.

La réduction des coûts de structure, des charges de fonctionnement et l’amélioration de la profitabilité des filiales sont les axes de travail principaux de la coopérative. « Notre plan de performance a pour objectif de mieux rémunérer les agriculteurs. Toutes les activités de la coopérative sont concernées et plus particulièrement la supply-chain. Le transport, la logistique mais aussi les outils silos et les magasins, dont nous allons optimiser le maillage, représentent une source d’économie accessible, sans sacrifier la qualité du service aux Agriculteurs. », a précisé Pascal Bailleul, directeur général de Cérèsia.

Lors des Assemblées de région, les défis auxquels l’Agriculture doit faire face, ont longuement été évoqués. Antoine Hacard, Président du Conseil d’administration de Cérèsia a souligné la nécessaire adaptation des Agriculteurs aux attentes sociétales, environnementales et réglementaires.

Cérèsia se doit d’accompagner la transformation des modes de production en apportant des solutions adaptées, permettant de baisser l’usage des produits phytosanitaires tout en maîtrisant les risques qualité ou de perte de rendement.

« Les outils d’aide à la décision deviennent toujours plus performants et rendent désormais possible ce qui ne l’était pas il y quelques années seulement. Des alternatives aux phytosanitaires sont en train d’émerger grâce aux AG-TECH. Elles doivent nous permettre d’évoluer rapidement dans nos pratiques. » a expliqué Antoine Hacard.

D’autre-part, la coopérative va mieux valoriser l’engagement des agriculteurs grâce à une politique de commercialisation ciblée et par des actions déterminées vers les nouvelles filières. L’ambition de Cérèsia est d’atteindre rapidement 150.000 tonnes de production valorisées en filières.

Pour conclure les assemblées de région, Antoine Hacard est revenu longuement sur la séparation vente/conseil dont les décrets d’application sont attendus début 2020. « Notre volonté est de continuer à accompagner les agriculteurs dans l’approche globale de leur exploitation, mais nous aurons à choisir entre l’une ou l’autre de ces activités. Nous devons tout mettre en œuvre pour réduire l’empreinte écologique de notre agriculture. Je suis convaincu qu’une agriculture écologiquement intensive comporte plus de garantie pour le devenir de la planète que la voie de la décroissance agricole dans laquelle certains voudrait nous emmener. Il y va de notre futur. Nous avons de nombreux arguments à faire valoir, à commencer par le dernier rapport du GIEC sur les changements climatiques qui nous montre que le 21ème siècle sera agricole ».

 C’est la voie dans laquelle Cérèsia propose d’accompagner ses agriculteurs dans les prochaines années, c’est également l’essence de l’engagement du projet coopératif de Cérèsia, celui de Coopérer autrement.

Sur l’exercice 2018/2019 Cérèsia a réalisé un chiffre d’affaires de 630 M €et un résultat net de 1.9 M €.

bandeau-eurea

Assemblée générale Eurea



Le groupe Eurea s'engage sur des projets d'avenir lui permettant de maintenir
la performance de ses activités.
Lors de son Assemblée Générale 2019, le groupe Eurea a présenté ses nouveaux axes stratégiques lui permettant de rester un acteur compétitif et de garantir un retour économique fort auprès de ses adhérents.

Retour aux adhérents

Le Président du Conseil d’Administration, Christophe CHAVOT, a présenté, dans le cadre de son rapport moral, les modalités du retour économique, en progression, déployé au bénéfice des adhérents.

En effet, la situation financière et les performances du groupe Eurea lui offrent l’opportunité d’accompagner et de fidéliser ses adhérents, tout en maintenant une politique d’investissements soutenue.

Politique d’investissements soutenue

A ce titre, le Directeur Général, Bertrand RELAVE, a présenté les chantiers entrepris, depuis cinq ans, notamment pour la modernisation des magasins et silos de collecte de céréales. Dans la continuité de cette dynamique, la construction d’un bâtiment d’engrais de mélange (Bulk), sur le site de Feurs, a été annoncée.

Compétitivité

Le groupe Eurea enregistre donc de belles performances économiques : - Chiffre d’affaires consolidé : 211 M€
- Excédent Brut d’Exploitation : 11,5 M€
- Résultat Courant consolidé : 5 M€

- Effectif : 800 collaborateurs (évolution de 30% sur les 5 dernières années)

Nouvelle marque Alimentation Responsable

Bertrand RELAVE et Christophe CHAVOT ont annoncé le lancement de Gourmélia, une marque alimentaire engagée et responsable développée par le groupe Eurea et distribuée au sein de ses magasins.
Dans une logique de valorisation des filières locales, cette nouvelle marque, répond à de nombreux engagements tels que : la traçabilité, la transparence, le respect de l’environnement, la juste rémunération des producteurs ou encore la qualité des produits.

Ce projet ambitieux et novateur pour le groupe répond pleinement aux préoccupations actuelles des consommateurs quant à leur alimentation, tout en apportant de la valeur ajoutée aux agriculteurs du territoire.

Site internet : https://www.groupe-eurea.com/

Légende photo : de gauche à droite : Jean-Pierre TAITE, Vice-président du Conseil Régional en charge de l'Agriculture et Maire de Feurs, Christophe CHAVOT, Président Eurea, Bertrand RELAVE, Directeur Général Eurea, Louis BODIN, Ingénieur prévisionniste météorologue, Laurent DUPLOMB, Sénateur de Haute-Loire

bandeauterrena

Présentation des résultats

du projet ApiTour



Une action utile pour la biodiversité

Terrena présentait le mardi 10 décembre les résultats d’une étude menée entre 2017 et 2019 dans le Maine-et-Loire sur l’attractivité des variétés de tournesol sur les abeilles. Pilotée
par Terrena, cette étude s’est appuyée sur l’expertise de 3 partenaires : la coopérative des apiculteurs de l’Ouest et les instituts techniques ITSAP et TerresInovia. Le projet a reçu un cofinancement de la Région des Pays de la Loire, à hauteur de 40% des dépenses totales..

2 types d’expérimentation ont été menés : premièrement, des essais statistiques en microparcelles, avec comptage de la présence d’abeilles sur chaque variété, pour mesurer l’attractivité durant la floraison ; et en parallèle, des essais sur 2 territoires avec semis contrôlés de tournesol, qui visent à comparer la production de miel de deux ruchers, l’un positionné uniquement auprès de variétés de tournesol dites attractives et le second positionné uniquement auprès de variétés dites non-attractives. La biodiversité, véritable réservoir d’intensification écologique, est depuis plus de 10 ans un axe majeur de travail des équipes de Terrena au service de La Nouvelle Agriculture®. Le projet ApiTour est une nouvelle illustration de cet engagement.

Le projet ApiTour : déterminer quels sont les tournesols les plus attractifs ?

Certaines variétés de tournesol sont très fréquentées par les abeilles, d’autres beaucoup moins confirme l’étude coordonnée par Terrena. Mais ce constat n’explique pas les écarts de productivité des ruches. En effet, le rucher positionné à côté de variétés non-attractives a permis de produire autant de miel que le rucher positionné à côté de variétés attractives.

Une action conforme aux engagements de la Nouvelle Agriculture

Pour Terrena, la préservation de la biodiversité est partie intégrante des engagements de la Nouvelle Agriculture. Terrena a noué des liens étroits avec la Coopérative des Apiculteurs de l’Ouest et a choisi de prendre en compte les questions et remarques des apiculteurs.
L’expérimentation ApiTour visait à vérifier si des variétés de tournesol sont plus productives en miel, Terrena étant prêt à les semer en priorité. Certains de ses adhérents étant à la fois agriculteurs et apiculteurs.

Les équipes de Terrena avaient pour projet de vérifier et chiffrer les écarts d’attractivité entre les différentes variétés de tournesol. Il fallait également vérifier que ces comportements étaient les mêmes quelle que soit la situation et l’année d’expérimentation, puis chiffrer l’incidence sur la production de miel.

La méthodologie

Pour cette étude Terrena s’est appuyé sur l’expérience des producteurs adhérents de la coopérative des apiculteurs de l’ouest ainsi que sur les constatations sur leurs abeilles. Terrena a pu bénéficier également de l’expérience des instituts techniques qui ont déjà travaillé sur ce sujet dans le passé et de leurs techniciens.

Cette étude a été menée en 2 temps.
Une première étude menée sur 3 ans de juin 2017 à juillet 2019 pour qualifier les différentes variétés. Les 12 variétés testées ont été semées chacune à 3 endroits différents au milieu d’une parcelle de tournesol d’un adhérent de Terrena, Fabien Treille à Genneteil. 20 ruches appartenant à l’apiculteur Ludovic Cauchard, formé à la méthode normalisée COLEVAL, ont été positionnées en bordure du champ. Chaque jour, le nombre d’abeilles posées sur chaque fleur de tournesol a été noté. Dès la première année ont été repérées les variétés les plus attractives et cela s’est confirmé les années suivantes.
À partir de ces constats a été mise en place la deuxième étude dès le printemps 2018 pour mesurer aussi l’incidence sur la production de miel.
Dans 2 secteurs distants mais avec un environnement similaire, sur un rayon de 1,5 km toutes les parcelles de tournesol ont été semées avec une variété reconnue attractive et l’autre ilot de parcelles avec la variété la moins attractive.
Au centre de ces ilots, 20 ruches homogènes appartenant aussi à Ludovic Cauchard, apiculteur, ont été positionnées dès le début de floraison. La quantité de miel de toutes les ruches a été mesurée avant et après la floraison.

Quels résultats ? Quelles conclusions ?

La première étude a confirmé qu’il y a bien un écart d’attractivité entre les variétés qui va de 1 à 8 et que cet écart est reproductible d’une année sur l’autre. Les variétés témoins ont donné les mêmes résultats que ceux que TERRESINOVIA avait déjà observés par ailleurs dans d’autres régions, ce qui permet aussi de confirmer un comportement similaire quelle que soit la parcelle.

L’étude a permis de confirmer qu’il n’y a pas d’effet « catégorie de tournesol » quelle que soit la composition en acides gras, ce même en testant quelques variétés tolérantes aux herbicides. Le phénomène est bien rattaché à la variété.
En troisième année de cette étude, ont été ajoutées 2 nouvelles variétés, afin d’ évaluer l’évolution génétique. Elles ont été elles aussi préférées, il n’y a donc pas de dérive sur les dernières obtentions variétales.

Dans la deuxième étude, sur les ilots parcellaires, grâce aux mesures des quantités de miel de chaque ruche, réalisées par Ludovic Cauchard, alors qu’était attendue une différence de production, force est de constater qu’il n’y a pas eu d’écarts de production de miel. Sur ce point aussi les partenaires des instituts ont confirmé que sur d’autres études les constats sont similaires.

Il est à conclure qu’il y a peut-être des écarts de production de miel entre les variétés de tournesol mais le critère attractivité n’est pas le bon indicateur pour le mesurer. Il est possible aussi que, comme les humains, quand les abeilles ont le choix, elles préfèrent le tournesol le plus à leur goût ou le plus facile à collecter mais qu’en situation de non-choix elles se nourrissent quand même correctement.

« Ce genre de projet de recherche est un très bon exemple de partenariat entre apiculteurs et agriculteurs. Nous devons apprendre à travailler ensemble pour répondre aux enjeux qui nous
sont adressés. Enjeux économiques, pour rester compétitifs vis-à-vis des produits d’import ; enjeux environnementaux autour de la bonne utilisation des produits phytosanitaires ; et enjeux sociétaux, en lien notamment avec la préservation des paysages ruraux et de la biodiversité, domestique et sauvage.
» conclut Eric Chouteau, vice-président des Apiculteurs de l’Ouest.

À l’issue de la présentation des résultats par Hubert Brunet, Conseiller Agronome – Expert Oléagineux chez Terrena et chef de projet ApiTour, Terrena a souhaité poursuivre les échanges sur ce sujet en organisant une table-ronde sur le thème « Agriculture et apiculture, quelles synergies pour la durabilité des filières ? » avec la présence de :

  • Lydie Bernard, 4e vice-présidente du Conseil Régional et Présidente de la commission Agriculture, agroalimentaire, forêt, pêche et mer
  • Eric Chouteau, apiculteur au Puy Notre-Dame dans le Maine-et-Loire et vice-président de la coopérative des Apiculteurs de l’Ouest,
  • Pascal Ballé, agriculteur à La Selle-Craonnaise en Mayenne et administrateur de Terrena en charge de La Nouvelle Agriculture®
coc4

Une stratégie

sous le signe de l’agilité



Lors de son assemblée générale, qui s'est tenue ce vendredi 6 décembre au Palais des congrès du Futuroscope, la coopérative Centre Ouest Céréales a présenté le bilan de son activité à ses associés coopérateurs pour l’exercice 2018-2019, clos au 30 juin dernier.

Elle a également mis en lumière les points clés de l’exercice en cours (1er juillet 2019 – 30 juin 2020). La coopérative poursuit ses actions stratégiques : le site industriel de Chalandray opte pour davantage de flexibilité dans un contexte de marché fluctuant. Et elle renforce sa présence sur des débouchés régionaux, afin d’accroître la valeur ajoutée qu’elle offre à ses agriculteurs.

2018-2019 : les faits marquants

Une faible collecte, mais des cours très corrects

560 000 tonnes : c’est le tonnage collecté par la coopérative pour cet exercice. Une petite collecte donc, résultant d’un printemps assez humide et d’une sécheresse estivale, sans oublier les attaques de bioagresseurs, comme les altises. La moitié de la collecte se compose de blé tendre, qui atteint tout juste 63q/ha. Pour la récolte 2018 de colza, c’est 26 000 ha et un rendement moyen autour de 25q/ha. A noter, les semis de colza pour la récolte 2019, seront réalisés sur une sole réduite de moitié, pour atteindre 13 000 ha. Les blés durs et les orges de printemps s’en tirent bien, avec 58 et 67 q/ha.

Sur cette campagne, les cours des céréales ont connu une hausse d’environ 20€/t, pour se hisser à 172 €/t sur le blé tendre. Les débouchés intérieurs se sont accrus, en particulier avec la meunerie : 44% des blés tendres ont été commercialisés sur le marché français. Cela a permis à la coopérative de s’affranchir en partie des périodes plus creuses sur le marché international.

L’inauguration de l’unité de production d’huile alimentaire

Le 21 septembre 2018, Centre Ouest Céréales a inauguré, devant 400 invités et adhérents, une nouvelle activité au sein de son site industriel à Chalandray : la production d’huile à destination de l’alimentation humaine. En à peine un an, ce nouvel atelier, qui s’est monté en un temps record, a déjà atteint son volume nominal de production : il produit chaque année 30 000 tonnes, soit 33 millions de litres d’huile alimentaire.

Cette performance est liée à l’implication des salariés : les équipes commerciales ont su trouver des clients locaux intéressés par ce produit premium, le service qualité a étudié les cahiers de charges clients, les salariés de l’usine ont optimisé le fonctionnement de l’atelier, et ont été prêts dans les

temps ! Ce nouvel atelier, qui a nécessité un investissement de 3,5 millions d’euros, cohabite donc avec l’autre filière majeure du site : le biodiesel origine France.

La bio s’installe durablement et se développe

La coopérative a récolté 2 500 tonnes de céréales en agriculture biologique en 2018-2019, et 8 000 t en 2019-2020. Ces volumes ont été stockés dans des tunnels flexibles anaérobies, de chacun 75 m de long pouvant accueillir 3,5 tonnes par mètre linéaire. Ce stockage sans insecticide est à l’étude également pour d’autres productions de la coopérative, afin d’alloter de petits volumes.

Centre Ouest Logistique

Cette filiale transport de la coopérative a renouvelé un tiers de sa flotte de camions : ces dix nouveaux véhicules ont généré une économie de carburant de 17%. Il est envisagé, pour l’exercice en cours, d’équiper trois camions de moteur au B100, un carburant composé à 100% de biodiesel qui sera produit sur le site de Chalandray, dans le respect d’un cadre réglementaire très strict.

Des résultats satisfaisants

Cet exercice 2018-2019 aura généré un chiffre d’affaires consolidé de 271,52 millions d’euros, en hausse de 8%, et dégage un résultat net de 4,22 millions d’euros. Les fonds propres progressent de près de 5%, et s’installent à 45,63 millions d’euros.

Les perspectives 2019-2020

L’exercice 2019-2020 a commencé depuis bientôt six mois, et nous pouvons dès à présent évoquer certains faits saillants. Tous s’inscrivent dans la stratégie décidée par le conseil d’administration, qui a bien intégré la volatilité des marchés et les réglementations changeantes : de manière agile, la coopérative met l’accent, d’une part, sur la qualité des productions et la proximité avec le consommateur, et d’autre part, sur la diversification de ses productions.

Une récolte record

En 2019, la coopérative aura collecté 20% de plus que la campagne précédente ! Plus de 680 000 tonnes ont été accueillies dans les silos de la coopérative, dont 515 000 tonnes cet été. Les silos ont accueilli 356 000 tonnes de blé tendre, volume dopé par les rendements et une plus grande surface collectée. La collecte de colza est quant à elle en baisse, d’environ un tiers, malgré une baisse de surface liée aux accidents de culture de près de 50%. La collecte de maïs, encore en cours aujourd’hui, est quant à elle catastrophique.

En septembre 2018, soit très tôt dans la campagne, la coopérative a proposé à ses adhérents un acompte précoce sur le blé de 180 €/t pour 20% de la récolte de chaque exploitation : dans un contexte de retrait des cours par rapport à l’exercice précédent, cela a aidé à construire positivement la performance de la coopérative.

Des nouveaux contrats en culture

Les bons résultats obtenus auprès des clients de l’huile alimentaire produite par la coopérative nous encouragent à nous orienter vers des productions d’encore plus grande qualité. Deux nouveaux contrats ont été présentés au début de l’été aux adhérents :

En colza tout d’abord, les adhérents peuvent souscrire à un contrat pour le débouché « huile de qualité alimentaire riche en oméga 3 produite localement ». Ils devront avoir recours aux produits de biocontrôle et choisir leur variété (tolérance phoma et sclérotinia pour réduire l’utilisation de fongicides) dans une liste précise.

En blé tendre, nos clients meuniers français ou à l’export demandent des blés de meilleure qualité panifiable. Les adhérents peuvent souscrire un contrat qui propose un mélange variétal destiné à améliorer la qualité boulangère, tout en gardant un itinéraire technique facile à déployer. Deux mélanges de trois variétés sont possibles, selon le type de sol et les tolérances maladies. 200 adhérents ont signé un des deux contrats blé tendre ou colza. En blé meunier, cela représente une surface d’environ 3500 ha.

S’adapter à Egalim

L’arrêt réglementaire des 3R (Rabais, Ristournes, Remises) n’a aucune incidence pour Centre Ouest Céréales : tous les adhérents bénéficient déjà du même prix. Ce principe est un des fondements de la politique commerciale. Toutefois, afin de nous adapter à notre environnement concurrentiel local et de participer activement à la constitution des marges de production, le conseil d’administration a décidé une baisse significative du prix des produits de protection des plantes. Et il rappelle que la coopérative assure toujours le suivi technique en culture ainsi que la proximité humaine chez chaque adhérent, sans le facturer pour autant.

Bientôt des bouteilles d’huile !

COC souhaite poursuivre le rapprochement entre les agriculteurs et les consommateurs. Elle s’équipe donc pour conditionner l’huile alimentaire de Chalandray en bouteilles, et la proposer à la vente d’ici la fin juin 2020.

Site internet : www.centreouestcereales.fr

Conseil d’Administration électif

et Assemblée Générale



Le Conseil d’Administration de la CAC, réuni mardi 10 décembre 2019 à 16h, a réélu à l’unanimité des voix M. Jean-Michel Habig en tant que Président. Le bureau présenté par le Président a lui aussi été réélu à l’unanimité des voix.

Assemblée Générale

La Coopérative a connu une affluence record pour son assemblée générale qui s’est déroulée ce mardi 10 décembre 2019 au CREF à Colmar en réunissant plus de 300 personnes !

Après une première partie statuaire, l’assemblée générale s'est ouverte, à 10h30, aux salariés de la coopérative et invités.

3 temps forts se sont succédés

L’équipe d’E.C.U., la nouvelle société commune de commercialisation de la CAC et de la ZG Raiffeisen a été présentée.

Par la suite, l’auditoire a pu assister à la présentation du bassin de moisson à Fislis à travers un reportage tourné à Balschwiller. Cette prestation consiste en un enlèvement aux champs organisée par la coopérative.

Puis quelques Jeunes Agriculteurs Coopérateurs sont intervenus pour témoigner.

Pour finir, notre président a présenté les faits marquants de l’exercice passé et les défis de demain à relever.

L'AG s'est terminée par l'intervention de Monsieur Marc Keller, Président du Racing Club de Strasbourg et Monsieur Stéphane Lecomte, Commandant en second du 152ième Régiment d’Infanterie de Colmar qui ont échangé sur « l’engagement et l’esprit d’équipe ».

Retrouvez l’ensemble des vidéos diffusées à l’Assemblée générale sur notre chaîne youtube : https://www.youtube.com/channel/UC3Ksp9q5wXg501vgrki3s-w

Les chiffres et les moments forts de l’exercice 2018/2019 : https://youtu.be/69cg_ORFdg0

Optiflux - Témoignage

Cérésia




Audit logistique :
"4 À 5 % d'économie sur les coûts de transport avec Optiflux"

François Geoffray, responsable ordonnancement et transport chez Cérèsia, témoigne de l’intérêt d’Optiflux pour optimiser le stockage et le transport des céréales et du maïs à la moisson.

Télécharger l'interview

Assemblée générale Océalia



Une dynamique de changement au service de nos adhérents !
Océalia est au rendez-vous pour ses adhérents et mobilisée pour préparer l’avenir

Retour économique privilégié pour les adhérents dans un contexte agricole qui reste difficile :

  • Avec une récolte de céréales historiquement basse (- 300 000 t), néanmoins en partie corrigée par de meilleurs prix de marchés, une situation plutôt correcte de l’élevage sur différentes productions sauf en bovins viande, la situation économique demeure délicate. Seule la viticulture charentaise reste bien orientée avec la poursuite de l’embellie du cognac malgré divers incidents climatiques. Dans ce contexte, le Conseil d’Administration a privilégié le retour économique pour les adhérents. Cela s’est traduit par une rémunération de la collecte au meilleur niveau dans l’environnement. C’est ainsi qu’avec un CA de 504 M€, en baisse de 13% en raison d’une collecte en fort retrait de 20 %, Océalia a pu néanmoins restituer 8,5 M€ de compléments de prix et présente un résultat net de 2,6 M€ soit 0,5% du CA.
  • En ce qui concerne le Groupe, la contribution des filiales est positive avec en particulier d’excellentes performances pour les jardineries et notre filiale transport, des résultats plus modestes pour la filière pop corn cette année. Du côté des filiales viticoles, l’exercice a été marqué par un gros travail de remise à plat de notre organisation afin de se donner les meilleures chances pour le futur. Le chiffre d’affaires Groupe s’élève à 556 M€ pour un Excédent Brut d’Exploitation de plus de 14 M€, en hausse par rapport à l’exercice précédent.

Renforcement de la proximité et de l’accompagnement de nos adhérents :

Nouvelle approche Terrain

Océalia développe, depuis plusieurs années, une approche globale des exploitations prenant en compte l’ensemble des enjeux complexes que doivent appréhender les agriculteurs. Nous proposons des services adaptés et créateurs de valeur pour les adhérents.

Afin de renforcer la qualité de notre approche adhérents et aussi répondre aux nouvelles exigences réglementaires à venir, nous avons revu en profondeur notre politique terrain en mettant en avant de nouvelles offres contractuelles de services, basées sur la proximité et le sur-mesure permis par notre expertise terrain et les outils mis à disposition. Le binôme Conseiller d’Exploitation et Responsable de site reste le relais de proximité essentiel de la Coopérative.

Nouvelle instance de Proximité : Les Conseils de Territoire

Compte tenu du développement continu d’Océalia, avec un territoire plus grand et un environnement toujours plus complexe, une nouvelle instance de proximité est mise en place. En lien direct avec la gouvernance, les Conseils de Territoire, animés par les administrateurs locaux et les Resp de Régions réunissent 15 à 25 adhérents sur chacune des 5 régions de notre territoire. Ces instances formelles visent à dynamiser la vie coopérative, à partager les orientations et projets qui guideront l’avenir d’Océalia.

Préparer l’avenir :

Développer l’innovation

Nous poursuivons nos efforts de déploiement de services supports, porteurs de valeur ajoutée pour nos adhérents et source de pérennité pour leurs exploitations. Cela concerne des domaines aussi variés que la gestion des risques, le pilotage technico-économique des exploitations, l’agriculture de précision et l’accompagnement environnemental. Nous sommes notamment précurseurs dans la Région avec 31 groupes Fermes 30 000 (315 fermes) qui visent à réduire l’impact environnemental des pratiques tout en respectant l’impératif économique. Evoquons également le lancement de la plateforme digitale ALADIN en collaboration avec In Vivo, un nouveau canal de distribution auprès de nos adhérents qui se positionnera rapidement comme la plus grande plateforme digitale agricole française.

Renforcer notre compétitivité

Politique d’amélioration continue, plan d’adaptation des sites, réduction des coûts de fonctionnement et poursuite de nos investissements de stockage et d’allotement, recherche de nouveaux relais de croissance dans la diversification, telles sont les clefs de notre compétitivité.

Mettre en œuvre de nouveaux partenariats et créer de nouvelles filiales

Dans la continuité de l’association avec Natéa en juillet 2018, le projet de fusion, validé le 5 décembre par Natéa, sera soumis au vote lors de notre AG. Cette fusion (*) permettra de consolider le pôle élevage et d’atteindre une taille critique dans les Jardineries.

De même, la création de la SAS Aquitabio au printemps 2019 avec 13 autres Coopératives permet de développer les céréales bio et de les valoriser au mieux sur les marchés. Le lancement de Soléo Expertise permet de mutualiser différents services experts au bénéfice des éleveurs du territoire. Les Caves Jules Gautret, créées autour du circuit court et de l’oenotourisme, ont déjà obtenu les labels Qualité et Tourisme et Vignobles et Découvertes.

Enfin, la société MENGUY’S, spécialiste du snacking des graines salées et des produits pour l’apéritif rejoindra (*) le nouveau Pôle Agroalimentaire Océalia, renforçant ainsi notre diversification et permettant de nouvelles synergies avec Sphère Production. Cela illustre notre volonté d’aller chercher de la valeur en aval et d’identifier des relais de croissance pour mieux soutenir les métiers traditionnels de la Coopérative et contribuer ainsi à assurer la mutation de notre modèle collecte/appro dans de bonnes conditions.

(*) sous réserve de l’accord de l’Autorité de la Concurrence,

Conclusion :

Riche de ses 7 200 adhérents et 895 salariés, fort de ses activités diversifiées sur un territoire étendu à 5 départements (16,17, 79, 86, 24) et fier de son modèle Coopératif, le Groupe OCEALIA est au service de ses adhérents, tendu vers l’avenir, prêt à répondre aux multiples défis de notre environnement.

« Nous voulons former un collectif d’adhérents et de salariés ancrés sur le territoire Centre Ouest, engagés pour produire durablement une offre alimentaire saine et diversifiée répondant aux exigences de nos clients, créatrice de valeur économique, sociale et environnementale »

Site internet : https://www.ocealia-groupe.fr