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Hebdo N°18 - Vendredi 17 mai 2019

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Actualités de la filière

Rubriques

Projet Européen

Dominique Chargé, Président de Coop de France




Protection doit rimer avec ambition

Brexit, montée des nationalismes, guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, affirmation des puissances russe et brésilienne, le contexte dans lequel s’inscrit les élections européennes de 2019 montre à quel point l’Europe est à la croisée des chemins. Souvent bouc-émissaire de nos faiblesses nationales, la confiance dans l’Europe est à reconstruire, car nous avons besoin d’Europe. En effet les défis que nous avons à relever sont plus que jamais de dimension continentale : défi alimentaire, concurrence internationale, indépendance énergétique, dérèglement climatique, préservation de l’environnement, etc.

Grâce à la Politique Agricole Commune, à l’ouverture d’un grand marché unique et à l’avènement de l’euro, les coopératives agricoles ont vu leurs marchés s’ouvrir largement et se sont inscrites dans la dynamique de la construction européenne. Mais l’Europe n’est pas seulement un marché, et les coopératives agricoles se retrouvent pleinement dans les valeurs humanistes de cet espace de paix, de liberté et de prospérité. L’Europe c’est aussi une civilisation, un mode de vie, dans lequel l’agriculture et l’alimentation occupent une place essentielle. La diversité des activités qui animent les territoires sont en effet des atouts majeurs pour l’Europe dans le monde. 

Pour Coop de France, l’agriculture demeure un enjeu stratégique prioritaire, tant sur les plans géopolitique, économique, environnemental, sociétal que  territorial. La mondialisation des marchés agro-alimentaires a créé des opportunités commerciales importantes pour le secteur agricole et alimentaire européen, mais l’a également exposé à une plus forte instabilité et à la volatilité accrue des marchés. La future PAC devra protéger les entreprises agricoles tout en les accompagnant dans les grandes transitions à conduire. Le secteur privé ne pourra pas, à lui seul, répondre à l’ensemble des attentes sociétales et faire face aux multiples aléas auxquels est exposé le secteur agricole. L’harmonisation des politiques sociales et fiscales est une des pierres angulaires de la réussite du projet européen.

Alors que le multilatéralisme est ébranlé, l’Europe ne peut se contenter d’une logique autocentrée sur ses problématiques internes. Le projet européen doit permettre de concilier protection de ses citoyens, consommateurs, producteurs, entreprises et ambition pour redevenir un acteur qui pèse sur la scène internationale.

Téléchargez l'ensemble du projet

Projet PROBE



Conforter la compétitivité agricole
des Pays de la Loire par une production
de blé qualitative

Maintenir une production de blé compétitive est un enjeu central du projet régional et multipartenarial PROBE. En effet, le taux de protéine est très important pour les principaux débouchés du blé : panification, aliment du bétail, exportations. Pour répondre aux besoins de ces différents marchés, il faut s’efforcer d’atteindre l’objectif de 11,5% de protéine.

Or, sur la période 2012-2015, cette teneur a été observée à la baisse en Pays de la Loire et en dessous du niveau national.

Différents acteurs techniques et économiques (Chambres d’agriculture, Arvalis Institut du végétal, Terrena, Hautbois, ESA) se sont donc regroupés depuis 2016 dans le cadre du projet PROBE (PROtéine BlE) pour consolider les références disponibles en vue d’améliorer la teneur en protéines des blés ligériens. Ce projet a combiné la mise en place de nouveaux essais sur le pilotage de la fertilisation, mais aussi l’analyse de plus de 80 essais réalisés depuis 20 ans dans la région et des enquêtes auprès d’exploitants agricoles (67 exploitations et plus de 200 parcelles enquêtées).

La méthode des bilans, méthode simple et robuste, première étape du raisonnement de la fertilisation

Dans environ la moitié des situations, la dose prévisionnelle d’azote estimée par la méthode des bilans est conforme aux besoins de la culture. Les écarts à l’optimum s’expliquent par la difficulté à évaluer a priori les fournitures du sol, l’enracinement et l’efficience de l’engrais apporté. L’intérêt des outils de pilotage en complément est donc majeur.

Evaluer l’intérêt ou non de réaliser un apport au stade tallage

Une grille d’aide à la décision a pu être élaborée et prend en compte 4 critères : La variété, l’état de la parcelle, la présence d’excès d’eau, et le niveau du reliquat d’azote minéral en sortie d’hiver.

Accompagner les besoins de la culture en fractionnant les apports d’azote

Synchroniser les épandages avec les besoins en azote de la culture assure une bonne valorisation de l’engrais apporté. Le
fractionnement de ces apports et le fait de réaliser un dernier apport à la fin de la montaison contribuent à maximiser l’efficacité de l’engrais apporté. La dose à réserver pour ce dernier apport varie entre 40 et 60 U et doit être ajustée en fonction de la variété.

Utiliser les outils de pilotage en végétation

En complément de la méthode des bilans, il y a tout intérêt à utiliser des outils de pilotage en végétation (N-tester, Farmstar, Mes Drones Im@ges etc.) pour affiner et ajuster la dose totale d’azote aux conditions de culture. Grâce à ces outils, on dépasse les 60 % des situations où la dose apportée correspond aux besoins nécessaires pour un rendement optimum, tout en réduisant les risques de taux de protéines anormalement bas.

En synthèse : l’analyse de l’ensemble des résultats montre qu’il est important de mobiliser et combiner différents leviers pour atteindre cet objectif.

Retrouvez tous les résultats du projet PROBE sur le site Internet de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire.

Le projet PROBE est porté par la Chambre régionale d'agriculture des Pays de la Loire et compte tout naturellement parmi ses partenaires les Chambres d'agriculture des Pays de la Loire mais également Arvalis institut du végétal, Terrena, SAS Hautbois et l'ESA d'Angers. Il est financé par la Région des Pays de la Loire.