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Hebdo N°32 - Vendredi 20 septembre 2019

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Actualités de la filière

Rubriques

bien-être des animaux



       

Coop de France a réuni plusieurs experts et une centaine de participants pour une conférence sur le thème : « Quelle information du Grand Public sur le bien-être des animaux »

Lors du SPACE (Salon International de l’Elevage) qui s’est tenu à Rennes mi-septembre, Coop de France a mis l’accent sur une thématique incontournable pour les coopératives agricoles en organisant une conférence publique sur le thème « Quelle information du grand public sur le bien-être des animaux ? ». Différents enjeux et sujets ont été abordés tels que l’évolution des attentes sociétales, l’image de l’élevage et les demandes des consommateurs, avant qu’un temps d’échange organisé avec la salle ne clôture cette rencontre.

Animée par Jean-Yves Ménard, élu référent bien-être animal de Coop de France, et Jacques Poulet, Directeur du Pôle animal de Coop de France, cette conférence a réuni les participants suivants :

  • Véronique Pardo : Anthropologue et responsable de l’Observatoire CNIEL des habitudes alimentaires
  • Agnès Alessandrin : Ingénieure agronome et doctorante en sémiologie
  • Olivier Gaffet : Éleveur laitier et vice-président de la coopérative Sodiaal
  • Matthieu Riché : Directeur de la RSE du groupe Casino
  • Jean-Louis Peyraud : Directeur scientifique adjoint agriculture à l’INRA, au nom du LITOUESTEREL

Retour sur les temps forts de cette conférence :

Véronique Pardo, anthropologue et responsable de l’Observatoire de l’interprofession laitière des habitudes alimentaires, a présenté les attentes des consommateurs et rappelant que, si on observe une montée de l’intérêt de l’impact de l’élevage sur le changement climatique et le bien-être des animaux, d’autres inquiétudes persistent dans l’esprit du consommateur et notamment le goût, la sécurité sanitaire et le prix du produit. Véronique Pardo a aussi rappelé que les acceptions de « bien-être animal » ainsi que les capacités à payer plus varient entre catégories socioprofessionnelles et au sein des consommateurs. Un nombre toujours plus grand de consommateurs, tant urbain que rural, connecté, peut recevoir des informations partielles au sein de débats sur les conditions d’élevage des animaux dont sont issus les produits que les consommateurs retrouvent dans leur assiette. Ainsi, 65% des consommateurs interrogés annoncent vouloir avoir plus d’information sur l’élevage.

Agnès Alessandrin, agro-sémiologue, a ensuite apporté une analyse lexicale du thème de la conférence. Les mots ont en effet un sens et celui-ci influe sur la compréhension des différents groupes d’acteurs : l’oxymore du « bien-être animal » peut recouvrir des champs différents de par ses origines anglaises, dont le français n’a gardé qu’une des versions.

De même, l’acception scientifique développée autour de l’information et notamment les sources d’information partielles posent le problème de la confusion avec la notion de communication.

Olivier Gaffet, éleveur laitier et vice-président de la coopérative Sodiaal, a pu ensuite réagir à ces deux premières interventions. Olivier Gaffet a notamment expliqué que ces questionnements étaient bien ceux de sa vie au quotidien, tout en soulignant le rôle central de la coopérative dans la valorisation des bonnes pratiques et dans l’interface entre les éleveurs et les consommateurs. Olivier Gaffet a insisté sur la nécessité d’un référentiel unique développé de manière collective dans tous les élevages pour évaluer le bien-être animal et apporter une information harmonisée au consommateur.

Matthieu Riché, directeur de la RSE du groupe Casino, a confirmé ce qui avait été présenté dans les interventions précédentes : le goût et la qualité des produits restent les premières préoccupations des consommateurs même si le critère du bien-être des animaux est de plus en plus important. Les demandes des consommateurs évoluent de plus en plus rapidement : Matthieu Riché a ainsi donné l’exemple de la demande du « sans plastique » qui s’est développée ces six derniers mois. L’étiquetage sur le bien-être animal proposé par Casino compte 230 critères définis avec les éleveurs partenaires de Casino et des associations de protection animale, l’objectif à l’avenir étant d’engager d’autres acteurs dans cette démarche de référence. Un million de produits ont été étiquetés à ce jour.

Jean-Louis Peyraud, directeur scientifique adjoint agriculture à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et représentant du Laboratoire d’initiative territoriale de l’Ouest (LITOUESTEREL), a ensuite présenté la réflexion initiée dans les régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire pour la construction d’un indicateur sur le bien-être animal dans le cadre d’une démarche de progrès pour les éleveurs.

« Ces présentations ont suscité de nombreuses questions dans la salle, tant sur la mise en oeuvre des systèmes d’étiquetage que sur la mise en avant des bonnes pratiques des éleveurs dont l’activité impacte fortement le territoire français. L’activité des coopératives à tous les stades de la vie de l’animal et pour toutes les espèces d’animaux de rente en fait un acteur privilégié pour faire le lien entre producteurs, transformateurs et consommateurs, et apporte une expertise forte sur le bien-être des animaux. Le bien-être des animaux ne doit plus être vu comme une contrainte technique mais bien comme une composante de la durabilité des élevages et, à ce titre, une meilleure information du grand public par les éleveurs et les professionnels de la filière est incontournable », a conclu Dominique Chargé, Président de Coop de France.

Tech&Bio 2019



          

Les cultures oléo-protéagineux en agriculture biologique poursuivent leur développement. Toute la filière se mobilise.

19 931 ha en légumes secs, 32 567 ha en soja bio, 33 338 ha1 en tournesol bio : avec des surfaces d’oléo-protéagineux cultivées en agriculture biologique qui progressent de manière continue et une demande en graines qui augmente, Terres Inovia et Terres Univia se mobilisent pour accompagner l‘ensemble de la filière. Partenaires du salon international des techniques bio et alternatives Tech&Bio 2019, Terres Inovia et Terres Univia vous donnent rendez-vous ces 18 et 19 septembre à Bourg-lès-Valence (26) pour découvrir l’engagement de toute la filière des huiles et protéines végétales afin de développer des cultures à fort potentiel.

Des conseils spécifiques pour des cultures en plein essor

Depuis plusieurs années, on assiste à un essor des grandes cultures biologiques passées de 217 993 ha en 2016 à 319 572 ha en 2018 auxquelles s’ajoutaient les 194 211 ha en conversion. Un développement qu’il est nécessaire d’accompagner pour apporter aux producteurs les réponses techniques et les innovations dont ils ont besoin. Aux côtés des Chambres d’Agriculture, de l’Acta, d’Arvalis, de l’Itab, Terres Inovia sera présent sur le stand inter-instituts au sein du Village exposants et sur le Pôle Grande Cultures. L’institut technique y présentera ses guides de culture bio en soja, tournesol, colza et féverole qui synthétisent toutes ses recommandations pour accompagner les producteurs. Terres Inovia interviendra lors de la conférence « Itinéraires techniques du pois-chiche et de la lentille » le 18 septembre de 15h à 16h15. L’Institut sera également présent à deux ateliers sur le Pôle Grandes Cultures : le premier portera sur « L’implantation d’un couvert de légumineuses sous couvert de tournesol » (le 18 septembre à 13h30) et le second sur « La comparaison des performances de variétés de soja tardives en sec et en irrigué » (le 19 septembre à 10h30). Terres Univia sera également présente sur le Pôle Grande Cultures pour répondre à toute question sur le diagnostic des filières françaises des oléagineux, protéagineux et légumes secs issus de l’agriculture biologique.

Tech&bio : le salon incontournable de l’innovation

Lancé en 2007 et organisé tous les deux ans, Tech&bio est devenu la référence internationale en matière de techniques bio et alternatives. Son objectif ? Promouvoir l’innovation et le développement des pratiques de productions agricoles durables en s’appuyant sur la preuve par l’exemple. Cette année, le salon proposera 120 ateliers et conférences. 350 exposants seront également présents pour accueillir les 19 000 visiteurs attendus les 18 et 19 septembre 2019 à Bourg-lès-Valence dans la Drôme.

VEGEPOLYS VALLEY



Accélérez votre « jeune pousse » végétale !
VEGEPOLYS VALLEY lance la 4e édition de son concours dédié aux start-up

Le Pôle de compétitivité VEGEPOLYS VALLEY lance la 4ème édition de son concours dédié aux start-up qui innovent dans le domaine du végétal. A la clef, 5 prix remis le 6 décembre et des dotations de 10 000 à 15 000 € assorties d’un accompagnement opérationnel et stratégique. Les jeunes entreprises françaises (de moins de 18 mois ou en cours de création) peuvent déposer leur candidature en ligne, jusqu’au 17 novembre, à minuit.

Une des premières actions de VEGEPOLYS VALLEY, le Pôle mondial qui accompagne les innovations qui donneront naissance au monde végétal de demain

Initialement organisé par VEGEPOLYS, ce concours est l’une des premières actions lancées par VEGEPOLYS VALLEY, le Pôle mondial du végétal né, en juillet dernier, de la fusion du pôle basé à Angers avec Céréales Vallée-Nutravita, basé à Clermont Ferrand. Comme lors des éditions précédentes, le challenge récompensera les meilleures initiatives de jeunes entreprises innovantes nationales, existantes (moins de 18 mois) ou en cours de création, sur la thématique du végétal.

Séverine Darsonville, élue présidente de ce nouveau Pôle de compétitivité majeur étendu sur 4 régions, revient sur les objectifs du concours : « La filière végétale est en pleine mutation, les attentes des consommateurs évoluent et nous devons répondre à un certain nombre de défis sociétaux liés à l’environnement, à la santé et au climat. Les start-up stimulent notre activité et les innovations qu’elles impulsent permettent de préparer la production végétale de demain. Le rôle d’accompagnateur de VEGEPOLYS VALLEY me semble indispensable. C’est pourquoi nous avons souhaité pérenniser cette action. Nous avons hâte de découvrir les idées qui en émergeront ».

Parmi les thématiques que ces start-up sont invitées à explorer en priorité : les nouvelles technologies pour les productions végétales (produits ou services utilisant les nouvelles technologies au service d’une production végétale plus performante et plus respectueuse de l’environnement) et le végétal Urbain (produits ou services pour la production de végétaux alimentaires ou le développement de végétaux en ville). Cette édition coïncidant avec la mise en place du nouveau Pôle, l’axe Nutrition, Prévention, Santé, Bien-être, Cosmétique » sera mis en valeur à travers la remise d’un prix « Nutrition-Prévention-Santé » (Développement d’ingrédients ou produits nutritionnels d’origine végétale à visée prévention-santé ou services associés).

L’appel à candidature est également ouvert aux porteurs de projets positionnés sur l’ensemble des axes d’innovation du Pôle : Innovation variétale et performance des semences et des plants, Santé du végétal (diagnostic phytosanitaire, solutions de biocontrôle et biostimulants), Végétal pour l’alimentation humaine et animale, Agromatériaux et Biotransformation du végétal.

5 prix dotés de 10 000 à 15 000 € et d’un accompagnement opérationnel et stratégique

Le 5 décembre, après une première phase de présélection, les candidats bénéficieront d’une journée d’accompagnement collective durant laquelle ils se prépareront à l’étape finale programmée le lendemain (vendredi 6 décembre). Ils défendront leur projet, le temps d’un « pitch » de 5 minutes devant le jury présidé par Lancelot Leroy, Responsable Terrena Innovation et membre du Conseil scientifique de VEGEPOLYS VALLEY.

Les lauréats seront récompensés de 5 prix, dotés d’aides de 10 000 à 15 000 € assorties d’un accompagnement opérationnel et stratégique de VEGEPOLYS VALLEY (adhésion gratuite pour 2020, espace dédié sur le stand du Pôle lors du SIVAL 2021, prestations de communication...).

Le concours, financé par VEGEPOYS VALLEY, Angers Loire Métropole et Clermont Auvergne Métropole, prévoit également des suivis spécifiques proposés par les partenaires :

Angers Technopole, le réseau des technopoles bretonnes, Orléans Technopole, l’incubateur BUSI, le Biopôle Clermont-Limagne et BIVOUAC pourront apporter leur expertise de la création d’entreprise à des lauréats localisés dans les territoires Bretagne, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes

Le cas échéant, si l'innovation est liée à un objet connecté, 3 mois d’abonnement « maker » incluant une journée de conseil gratuit (accès au co-working et au parc de prototypage - sur réservation) seront offerts par WE Network (limité à 2 dotations)

En parallèle, une distinction « Angers Connectez-vous au végétal » pourra être remise par Angers Loire Métropole afin de récompenser l’implantation ou le développement de projets sur le territoire. Une distinction « I-Site Clermont Auvergne CAP 20-25 » pourra aussi mettre en lumière les partenariats mis en place par un des lauréats sur le territoire de Clermont-Ferrand, dans l’objectif de concevoir de nouveaux modèles de vie et de productions durables.

Selon la domiciliation et le stade de maturité des lauréats, un « prix Village » sera remis par le Village by CA Angers. Ce dernier prévoit l’accès à l’espace d’accélération du Village pendant l’accompagnement spécifique réalisé, sur une durée de 6 mois.

D'autres formes d'accompagnement pourront être proposées : parrainage d'entrepreneurs du réseau, support des banques partenaires, comité d'investisseurs pour levée de fond...

Le concours VEGEPOLYS VALLEY, un accélérateur vers la mise sur le marché

L’année passée, la société angevine Green Impulse, qui développe de nouvelles stratégies de sensibilisation des champignons pathogènes des plantes, avait été récompensée parmi 12 porteurs de projets présélectionnés.

Alexandre Olivaud, l’un de ses cofondateurs témoigne : « Nous avons bénéficié d’un crédit de 10 000 € que nous avons principalement utilisé à des fins de conseil juridique pour renforcer notre propriété intellectuelle. Nous allons utiliser la dernière partie de cette aide dans le cadre de prestations de R&D pour développer et porter sur le marché un premier produit, dès 2020 ».

Au total, 32 dossiers avaient été étudiés et 5 start-up récompensées pour leurs innovations qui préparent la production végétale de demain.

Tech&Bio 2019



       

Coop de France a profité du salon Tech&Bio pour organiser une matinée de partage d’expériences autour du lancement de son nouveau recueil d’initiatives « les solutions coopératives pour le développement de l’agriculture biologique ». Une occasion de faire le point sur les chiffres des filières bio au niveau régional et national, et d’enrichir le débat de témoignages.

Un outil au service de l’accompagnement des transitions

Depuis 30 ans les coopératives agricoles jouent un rôle clé dans la structuration des filières biologiques et oeuvrent pour le développement de filières bio françaises performantes et durables.

Par leur rôle de conseil et la présence sur le terrain de techniciens, les coopératives accompagnent et orientent les producteurs tout en garantissant leurs débouchés et en planifiant leurs productions.

Ce nouveau « Thema » élaboré par Coop de France apporte un éclairage concret et illustré sur l’état des lieux des enjeux, des réponses coopératives et des résultats au travers de 23 témoignages de coopératives émanant de toutes les filières et de toutes les régions. Ce nouveau recueil d’initiatives illustre l’implication des coopératives en agriculture biologique auprès des différentes parties prenantes.

Un secteur en plein développement

En 2018, on compte 600 coopératives, filiales et unions certifiées bio, dans un secteur en pleine expansion. Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est + 31 % de chiffre d’affaires généré par l’agriculture biologique en 2018 par rapport à 2015.
Les coopératives prennent une part importante dans la production biologique agricole française : par exemple, elles représentent 76 % de la collecte des céréales, 71 % des aliments pour bétail, et 60 % des agneaux en 2018.
Au plan national, le marché est en croissance de + 15,7% pour atteindre 9,7 milliards d’€ (2018 Vs 2017 selon les chiffres de l’agence Bio) et les perspectives d’évolution sont de 11 % de part de marché en GMS à l’avenir contre 4,8% aujourd’hui (Nielsen 2019).

« Les indicateurs de la montée en puissance de la place du bio dans nos assiettes ne manquent pas ! Toujours à l’écoute des attentes des consommateurs, les coopératives se sont très tôt impliquées dans l’agriculture biologique. La parution de ce Thema démontre bien la vitalité des coopératives dans l’accompagnement et le développement des filières bio. Forte d’un réseau d’experts répartis sur l’ensemble du territoire, Coop de France accompagne ce mouvement, coordonne des projets, facilite leur mise en oeuvre et promeut les spécificités coopératives », commente Dominique Chargé, Président de Coop de France.

 

14e European

Plant-Based Protein Awards




Les European Plant-Based Protein Awards récompenseront mercredi 2 octobre 2019, au Village by CA Nord de France, les start-up européennes les plus prometteuses qui innovent dans la transition agricole et alimentaire

En ouverture du 14ème Plant Based Foods Summit, du 2 au 4 octobre à Lille, le Village by CA Nord de France associé à Terres Univia et au Village by CA Champagne-Bourgogne, organise la 3ème édition des European Plant-Based Protein Awards. Initié et soutenu par les Partenaires des Villages, ce grand prix européen de l’innovation a pour objectif de mettre en lumière les jeunes pousses innovantes qui font l’alimentation de demain : plus de trente start-up innovantes seront rassemblées à cette occasion. Les lauréats seront annoncés lors d’un grand événement rassemblant la fine fleur de l’écosystème agricole et agroalimentaire européen le 2 octobre à Lille.

La protéine végétale au coeur des transitions sociétales et de l’innovation

Le marché des protéines végétales explose. De plus en plus de produits innovants, adaptés aux goûts et aux usages des consommateurs sont lancés chaque année. L’offre s’élargit et séduit de plus en plus de personnes. A titre d’exemple, aux Etats-Unis, les ventes au détail d’alternatives végétales ont augmenté de 23% entre 2017 et 2018 selon des données compilées par Nielsen et le Good Food Institute. La hausse de la consommation des protéines végétales est une tendance forte soutenue par des facteurs puissants : croissance de la population mondiale, sensibilité grandissante des consommateurs à l’écologie, à la santé, nécessité d’équilibrer l’origine des protéines dans un contexte de ressources limitées et de lutte contre le changement climatique. Les European Plant-Based Protein Awards permettent aux start-up de mettre en valeur leurs innovations et de bénéficier de la puissance d’un écosystème couvrant l’ensemble de la filière agricole et agroalimentaire du champ à l’assiette.

Une mobilisation sans précédent

La 3ème édition des European Plant-Based Protein Awards rassemble de manière inédite les acteurs majeurs de l’écosystème agricole et agroalimentaire français autour d’une ambition commune : soutenir et encourager la transition vers une agriculture et une alimentation durables et responsables, appelée de leurs voeux par les consommateurs et les pouvoirs publics.
Le Village by CA Nord de France et le Village by CA Champagne-Bourgogne unissent ainsi leurs forces à un réseau de partenaires puissants et engagés : Terres Univia, Bonduelle, Sodexo, Limagrain, Groupe Advitam, Dijon Céréales, Crédit Agricole Nord de France, Crédit Agricole Champagne Bourgogne, l’Université Catholique de Lille-Yncréa, AgroParisTech, La Voix du Nord-La Voix medias, Improve, IAR-Pôle de la bioéconomie et Protéines France.
A leur appel, pas moins de 108 start-ups issues de 26 pays se sont mobilisées et ont déposé leurs candidatures : une mobilisation sans précédent autour de la thématique.

31 projets présélectionnés, 7 lauréats

Les partenaires de l’initiative ont présélectionné 31 projets sur la base de leurs qualités respectives en croisant leurs compétences sur toute la chaîne de valeur depuis la R&D jusqu’à la connaissance des marchés. Une seconde étape sélectionnera les 14 finalistes qui seront invités à pitcher le 1er octobre devant le comité de sélection du Village by CA.
La cérémonie de remise des prix se tiendra le 2 octobre au Village by CA Nord de France.
 



Mercredi 2 octobre 2019
au Village by CA Nord-de-France
(165 avenue de Bretagne - Lille)

Programme :

• 15h-18h : Forum start-up
Dégustations, démonstrations, rendez-vous d'affaires, ateliers, plateau TV...
• 18h-19h : Annonce des lauréats & ouverture du Plant Based Foods Summit
- Pitchs des lauréats et remise des prix
- Keynote : Laurent ROSSO, Directeur de Terres Univia

• A partir de 19h : Cocktail networking
Échangez avec les start-up & partenaires des Villages by CA et les congressistes du Plant Based Foods Summit

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Courrier commun mutagénèse

Au Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation



Objet : 29 organisations représentatives des filières agricoles et agro-alimentaires demandent à la France de rejoindre la coalition européenne pour une révision de la directive OGM 2001/18

Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation
Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation
Hôtel de Villeroy
78 rue de Varenne
75349 Paris SP 07

Monsieur le Ministre,

Le 14 mai dernier, lors du Conseil des ministres européens de l’agriculture, les Pays-Bas ont demandé à la Commission européenne d’inscrire la révision de la réglementation sur les OGM à son agenda politique. Nous notons que douze États-membres soutiennent cette initiative et souhaiterions que la France s’y associe pleinement de façon proactive.
En tant que représentants des filières agricoles et alimentaires, nous souhaitons rappeler l’importance de cette démarche suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) de juillet 2018. En effet, celle-ci impose aux entreprises de longues et coûteuses démarches d’homologation pour les variétés obtenues par les techniques de mutagénèse développées après 2001. Un tel avis impacte donc nos activités mais aussi la souveraineté alimentaire de l’Europe, et plus particulièrement de la France.

  • Alors que les attentes des consommateurs sont claires et s’orientent vers des produits sains, sûrs, durables et d’origine locale, cet avis entrave la recherche et l’innovation qui apportent des réponses concrètes et adaptées. L’amélioration génétique est un levier majeur pour la transition agroécologique en développant des plantes naturellement plus résistantes aux maladies et aux ravageurs des cultures, plus résilientes aux effets du changement climatique mais aussi compatibles et mieux adaptées à de nouvelles méthodes culturales.
  • L’interprétation de la CJUE ne tient pas compte du contexte de concurrence international exacerbé, et engendrera des distorsions de compétitivité pour le secteur agricole et agroalimentaire français. De plus en plus de variétés de plantes obtenues par ces récentes méthodes de sélection sont déjà commercialisées dans des régions du monde qui ne les réglementent pas en tant qu'OGM. Ces pays ont adopté une approche réglementaire fondée sur la science. Est-il souhaitable d’abandonner nos marchés aux entreprises de ces pays ?
  • L’arrêt de la CJUE prévoit des obligations inapplicables en termes de surveillance, de traçabilité et d’étiquetage des produits importés de ces pays. En effet, le contrôle des produits ne permet pas de les imputer à une méthode de sélection puisque celle-ci reproduit ce qui se passe dans la nature. Ce point a été confirmé par le rapport du Joint Research Centre « Detection of food and feed plants obtained by new mutagenesis

techniques » publié le 28 mars 2019.

Tous les acteurs de la chaine agroalimentaire française doivent pouvoir développer leurs activités dans un cadre légal prévisible et praticable. Ceci implique donc d’adapter la réglementation européenne à l’état des connaissances scientifiques, en cohérence avec les législations d’autres régions du monde et sans surtransposition nationale. Dans cet objectif, nous sommes disposés à nous engager avec vous pour cette évolution réglementaire constructive et pragmatique.

À plus court terme, le Conseil d’État français doit encore statuer sur l’exclusion des variétés obtenues par mutagénèse traditionnelle du champ d'application de la réglementation sur les OGM en France. Nous espérons qu’il confirmera le statut réglementaire de produits que les consommateurs ont intégrés depuis longtemps à leur quotidien.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération.