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hebdo N°16 - Vendredi 21 avril 2017

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Actualités de la filière

Rubriques

Assèchement des sols depuis début avril


Après un mois de mars particulièrement doux et peu arrosé, la sécheresse des sols était notable début avril, de la Bretagne au sud de la Normandie ainsi que sur les régions au nord de la Seine.

Pour en savoir plus, consultez notre dernier bulletin de situation hydrologique.
 
Suite à la douceur et aux faibles précipitations de ces deux dernières semaines, cette sécheresse persiste sur l'ensemble de ces régions. À ce jour, les sols commencent à s'assécher également sur les régions plus au sud. 
L'assèchement des sols devrait perdurer jusqu'à la fin de la semaine, suite aux faibles précipitations attendues. Cette situation ne devrait toutefois pas s'aggraver par la suite du fait de la baisse généralisée des températures, qui devraient rester inférieures aux normales jusqu'à la fin du mois.
 

Évolution de l'anomalie d'indice d'humidité des sols
entre le 1er et le 17 avril 2017

© Météo-France

Bulletin au 1er avril 2017

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Avec « LIBERTÉ, EGALITÉ, COOPÉRER ! »

Coop de France se positionne dans le débat public et lance la « 3ème semaine de la coopération agricole ».


En perspective des élections législatives, Coop de France mobilise les coopératives agricoles pour des rencontres personnalisées avec les candidats et lance un dialogue ouvert avec la société dans le cadre de la « 3ème semaine de la coopération agricole » qui aura lieu partout en France du 2 au 11 juin prochain.

Après avoir formulé ses priorités auprès des candidats à l’élection présidentielle avec la vidéo « Comment ouvrir les champs du possible ? », Coop de France poursuit sa campagne d’interpellation publique sur l’avenir de l’agriculture et des territoires ruraux avec :

 « LIBERTÉ, EGALITÉ, COOPÉRER ! » :

LIBERTÉ comme liberté d’entreprendre : parce que les coopératives appartiennent aux agriculteurs et sont gouvernées par eux, elles traduisent leur énergie entrepreneuriale et leur projet de développement ;

ÉGALITÉ comme la démocratie qui caractérise la gouvernance coopérative : une personne = une voix, un principe particulièrement en phase avec les aspirations de la société en plaçant l’humain au cœur du fonctionnement des entreprises ;

COOPÉRER, qui renvoie à une valeur autant qu’à un état d’esprit constructif, celui du collectif mais qui constitue aussi un modèle original d’entreprise NON OPAble, NON délocalisable.

Cette opération d’ouverture et de dialogue se concrétisera notamment lors de la « 3ème semaine de la coopération agricole » du 2 au 11 juin au cours de laquelle les coopératives, quelles que soient leur taille, leur région ou leur filière ouvriront leurs portes aux Français.

Visites de sites, dégustations de produits, balades gourmandes, forums jeunes, rencontres avec des décideurs publics ou économiques … : tous ces évènements de terrain seront également valorisés sur la nouvelle plateforme digitale que Coop de France lancera à cette occasion.

Pour Michel Prugue, Président de Coop de France :
« Ouvrir les portes de nos entreprises, c’est démontrer concrètement aux Français tout ce que nous réalisons au quotidien au plus près de chez eux pour l’agriculture et leur alimentation. C’est aussi partager avec eux notre gout d’entreprendre pour les territoires ruraux dans lesquels nous vivons ensemble. »

 

La filière Orges Brassicoles cultive le dialogue


Le dialogue très intense au moment de la récolte 2016 a aidé les acteurs de la filière à prendre leurs responsabilités et à s’adapter face à des situations hors normes. C’est le constat fait par les 200 participants de la filière orges brassicoles réunis le 13 avril 2017 à Paris. Tous veulent rebondir et sont attentifs aux solutions pour tamponner les aléas. Les regards sont désormais tournés vers 2017 marquée, pour le moment, par une grosse récolte en Australie qui pèse sur les prix et un bon potentiel de production en France si le climat sec ne persiste pas.

Dialoguer pour anticiper et prévoir
Faut-il rappeler l’année catastrophique de 2016 pour la production d’orges brassicoles en France qui se solde par un disponible amputé de moitié par rapport à la normale ? Les
organisateurs du 19ième colloque orges brassicoles ont néanmoins tenu à faire un point pour tirer des enseignements. Première remarque de bon sens, « ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier ». Il est plus que jamais recommandé de semer un bouquet variétal pour limiter les impacts délétères d’aléas climatiques extrêmes. Qui plus est, le mix orges brassicoles d’hiver et de printemps, grande spécificité du modèle français, est plutôt un atout.
Le scénario 2016 a plus que jamais stimulé le dialogue entre les acteurs, organismes collecteurs-malteurs-brasseurs, pour comprendre et analyser une situation hors normes et surtout rechercher les mesures les mieux adaptées pour tous, du travail du grain au versement en brasserie. Chacun a pris ses responsabilités et mis en oeuvre toute son expertise pour s’adapter. Les acheteurs de malt, même les plus lointains, plutôt confiants dans l’origine France, ont compris les raisons de l’accident 2016 et se disent prêt à revenir aux achats.
Cette culture du dialogue s’exprime aussi pour la R&D. Un programme de recherche de trois ans sur la mosaïque a ainsi rassemblé toute la profession. Les résultats présentés montrent qu’il est important de suivre l’évolution de ce problème à l’échelle européenne. L’amélioration génétique est la seule piste qui permettra d’esquiver les impacts agronomiques négatifs de ce virus.

Un marché sous dépendance australienne
Sur un marché de l’orge brassicole très international, le recul de la France à l’export a précédé une récolte en Australie très importante, ce qui est loin d’être toujours le cas. Cela pèse aujourd’hui lourdement sur les prix mondiaux. Ce contexte sera-t-il une opportunité pour les orges brassicoles d’hiver 6 rangs françaises, dont certains prévoient 500 000 tonnes
potentielles à l’export pour la prochaine campagne ?

Assemblée générale FNCL 2017

LES ATOUTS DES COOPERATIVES LAITIERES FACE AUX NOUVELLES ATTENTES SOCIETALES


Les études le confirment davantage chaque fois. Les consommateurs et les citoyens sont de plus en plus attentifs à la qualité des produits qu’ils consomment, leur mode de production et de fabrication, le respect de l’environnement ou encore du bien-être animal. Ils se tournent de plus en plus vers une alimentation saine et naturelle, tout en cherchant à se faire plaisir. A l’occasion de son assemblée générale 2017, la FNCL a choisi de mettre en lumière les atouts des coopératives laitières pour répondre à ces nouvelles attentes, illustrés par le modèle d’entreprise lui-même et par la présentation de différentes initiatives d’entreprises.

Selon une récente enquête du Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), la fabrication française est devenue en 2016 le premier critère d’achat des consommateurs, avec comme motivation, la préservation des emplois et la garantie d’une plus grande qualité du produit et du respect de l’environnement. Face à la montée des inquiétudes sur l’alimentation, les Français ont besoin de rassurance sur les conditions de production et d’élevage, la garantie du bien-être animal, la non présence d’OGM ou d‘antibiotiques. Selon le Credoc, le critère prix est en léger recul dans leurs préoccupations tandis que les garanties écologiques et le mode de production biologique sont logiquement en hausse.

Dans ce contexte, les coopératives laitières mettent en place différentes initiatives pour faire connaître aux consommateurs les spécificités et les atouts de leur modèle : lien direct des producteurs aux consommateurs, proximité et pérennité de l’activité économique et des emplois sur les territoires (de la production à la commercialisation, en passant par la fabrication), engagements en matière de traçabilité et de qualité…
La FNCL a choisi de présenter quatre démarches de coopératives qui s’engagent à répondre aux attentes des clients (grande distribution, restauration hors-domicile…) et, in fine, à celles des consommateurs :

  • Agrial a lancé depuis deux ans une démarche d’innovation multi-filières baptisée « Grandeur nature ». Elle est chargée d’aider les associés-coopérateurs à développer des systèmes de production innovants, répondant aux attentes sociétales (moins de produits phytosanitaires, bien-être animal), qui pourront être partagés demain.
  • Candia (groupe Sodiaal Union) a décidé de mettre en avant son modèle coopératif, avec une campagne de communication inédite sur les spécificités de ses produits, le bien-être animal, les contrôles pour assurer la qualité, la collecte de lait sur l’ensemble du territoire, un approvisionnement 100 % français, des exploitations familiales...
  • Les Maîtres Laitiers du Cotentin développent depuis un an une nouvelle marque baptisée « Campagne de France » permettant de valoriser les producteurs de la coopérative et la maîtrise de la filière de l'amont jusqu'à la transformation et la distribution via son réseau France Frais, avec des engagements de qualité et de proximité sur le territoire.
  • Terrena déploie progressivement sa démarche globale « La Nouvelle agriculture », avec des critères qualitatifs et de productions spécifiques pour chacune de ses filières (moins d’intrants, sans OGM…), de l’amont (production) jusqu’aux produits finis vers les consommateurs, avec une marque dédiée.

« Les coopératives sont le prolongement des exploitations laitières de leurs adhérents, représentant ainsi un maillon unique entre la production et la transformation : bref, un circuit court. Elles permettent de mieux valoriser la production des éleveurs et de mieux répondre aux attentes des consommateurs et des citoyens, en matière de qualité, de traçabilité et de lien avec les territoires. Leur modèle de fonctionnement est un atout qu’elles mettent aujourd’hui en avant auprès des différents clients, et notamment les consommateurs », souligne Dominique Chargé, Président de la FNCL.

Etat des nappes d’eau souterraine au 01 avril 2017

Situation du niveau des nappes
Le niveau des nappes au 1er avril 2017 est hétérogène d’une région à l’autre.
Moins de la moitié des nappes (46%) affichent un niveau moyen ou plus haut que la moyenne. La situation montre qu’à peine la moitié du territoire a, pour l’instant, commencé à bénéficier de la recharge hivernale attendue pour cette période de l’année. Seuls quelques rares secteurs présentent des niveaux autour de la moyenne voire modérément hauts comme la Lorraine, le sud du Bassin parisien ou la plus grande partie du pourtour méditerranéen. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas voire bas.

Tendance d’évolution du niveau des nappes
La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en fin de période de recharge hivernale, une phase de bascule tardive qui s’accélère. Le phénomène est lent mais désormais assez marqué avec les deux tiers (66%) des points orientés à la hausse et un nombre de points stables (16%) constant par rapport au mois précédent. Le nombre de points orientés à la baisse (18%) est encore très important. Cette situation n’est pas habituelle pour cette période de l’année.
L’incidence marquée de la recharge hivernale que l’on devrait observer à cette période de l’année n’est pas réelle.

La situation des nappes au 1er avril 2017 traduit une période de recharge hivernale déficitaire pour l’instant.

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Saccage d’une parcelle en Côte d’Or


Des faucheurs volontaires ont saccagé ce matin une parcelle en Côte d’Or appartenant à un agriculteur. Une culture a été entièrement ravagée sans raison par les militants extrémistes.

Alors que la récolte s’annonçait très satisfaisante, l’agriculteur victime voit son travail entièrement détruit. Le préjudice financier qui reste à évaluer est d’ores et déjà très important.

Le préjudice moral est également très élevé puisque le paysan perd toute sa récolte et voit son travail entièrement détruit. Il est inadmissible que des militants radicaux s’en prennent ainsi à des agriculteurs.

La FOP (Fédération Française des Producteurs d’Oléagineux et de Protéagineux) condamne avec la plus grande fermeté cet acte de vandalisme incompréhensible. Pour Arnaud Rousseau, président de la FOP : « nous apportons toute notre solidarité au producteur victime. S’attaquer à un paysan est un acte d’une grande lâcheté. Nous demandons que les auteurs de cet acte de vandalisme soient poursuivis avec la plus grande fermeté ».