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Hebdo N°40 - Vendredi 22 novembre 2019

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Actualités de la filière

Rubriques

Pois et féverole




L’investissement au cœur du Plan Protéines

Le Carrefour pois et féverole organisé aujourd’hui par Terres Inovia, l’institut technique de la filière des huiles et protéines végétales, et ses partenaires* a mis en lumière les innovations relatives à ces deux protéagineux aux débouchés prometteurs. Pépinière de rencontres et d’échanges, l’événement, qui a réuni plus de 150 participants, a pleinement répondu aux attentes des acteurs de la filière et aux aspirations des consommateurs et des pouvoirs publics désireux d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Interventions scientifiques et techniques ont étayé les témoignages d’acteurs de la filière tout au long de la journée.

Innovation génétique et bonnes pratiques : moteurs de la performance agroécologique

Les deux protéagineux que sont le pois et la féverole, soutenus par une dynamique d’innovations, de la semence à la transformation en passant par la production, voient leur potentiel de développement s’accroître à la faveur de nombreux atouts agroécologiques plébiscités et de plusieurs débouchés en alimentation humaine et animale.

Plusieurs facteurs techniques limitants pour les protéagineux sont progressivement levés. Le progrès génétique est un moteur majeur de ces améliorations puisqu’il ouvre le champ des débouchés en augmentant le potentiel de production, en contribuant à gérer les bioagresseurs de la culture (en limitant la verse ou via des facteurs de résistance aux maladies) ou encore en améliorant la qualité des graines (augmentation de la teneur en protéines et diminution des facteurs anti-nutritionnels). Le développement de type hiver en pois comme en féverole pourrait être une solution par rapport aux stress hydriques et thermiques accrus par le changement climatique.

Pour accompagner cette génétique, des leviers sont actionnables au niveau agronomique, d’après les enquêtes de Terres Inovia auprès des producteurs : dates de semis à mieux adapter, conditions d’implantation favorables à rechercher, densité de semis optimisée, gestion de l’irrigation sont autant de leviers d’amélioration à actionner. Des solutions de biocontrôle sont aussi en test pour pallier la perte de matières actives.

La prise en compte des services écosystémiques, en particulier la fixation d’azote atmosphérique qui réduit fortement le bilan gaz à effet de serre des grandes cultures, rendus par les protéagineux est un atout pour les intégrer dans les systèmes de culture. Cette demande croissante d’une agriculture toujours plus vertueuse, couplée à des débouchés dynamiques, permet à des filières d’approvisionnement de se mettre en place. Cette organisation en filière apparaît essentielle pour assurer un approvisionnement en quantité et qualité régulière, à même de satisfaire les marchés correspondants. Une bonne connaissance des critères de qualité, technologique notamment, apparaît essentielle pour bien répondre à la demande.

L’ambition de Terres Inovia ? Améliorer durablement la souveraineté en protéines végétales

En dépit de ces belles perspectives de développement, la production de protéagineux continue à faire face à de nombreux défis, au premier rang desquels figurent le changement climatique et la perte des moyens de protection des cultures voulue par les pouvoirs publics. La production française fait également face à une forte concurrence internationale, venue en particulier d’outre-Atlantique.

Confronté à ces difficultés, Terres Inovia, avec l’interprofession Terres Univia, détaille les actions envisagées par la filière. A horizon 2029, le Plan Protéines a pour ambition d’augmenter de 10 % la souveraineté en matières riches en protéines (MRP) à destination des élevages -pour atteindre 62 %-, ainsi qu’une souveraineté totale en protéines végétales pour l’alimentation humaine. Une telle projection se traduirait par une augmentation de la sole de légumineuses (toutes cultures confondues) de 480 000 ha, soit un niveau qui sera le plus proche de ceux observés dans les autres pays du monde. Les débouchés des protéagineux vers l’alimentation humaine seraient alors majoritaires. Ceci ne sera possible qu’en soutenant l’investissement productif de long terme pendant toute la chaine de valeur, de la semence à la transformation en passant par la récolte.

Afin de soutenir activement la filière protéagineuse, il est crucial d’accompagner la dynamique d’innovation et de recherche afin de ne pas creuser davantage l’écart de compétitivité avec les cultures dominantes, notamment pour ce qui concerne le biocontrôle. Limitée par les contraintes de biologie des protéines végétales (souffrant d’un faible taux de multiplication et d’autogamie), la semence certifiée est aujourd’hui chère et peu utilisée. Soutenir l’utilisation de semences certifiées par les producteurs stimulerait l’investissement dans l’amélioration variétale, levier majeur de progrès.

Défi : cultiver l’échange entre acteurs de la filière

Tout au long de la journée, Terres Inovia a rappelé l’importance de la concertation entre les acteurs de la filière. Facteur clé de réussite, cet échange est essentiel pour répondre à l’ambition de production durable de protéines végétales au coeur des territoires français. Le montage de filières d’approvisionnement tracées qui permettent de sécuriser la production pour différents débouchés et de répondre à une demande croissante de protéines végétales est apparu indispensable. Terres Inovia continuera à s’engager avec force auprès des opérateurs des filières pour bâtir des projets ambitieux permettant de positionner durablement les protéagineux dans nos territoires, et souhaite que les pouvoirs publics mobilisent leurs moyens pour faciliter l’investissement des opérateurs économiques sur les protéagineux.


* Le Carrefour pois et féverole est organisé par Terres Inovia, en collaboration avec BZ, Cérèsia, Fnams, Inra, Noriap, RAGT Semences, Roquette, Soufflet Agriculture, Terre Atlantique, Terres Univia, UFS, Vivescia et avec le soutien financier de : Plant2Pro

Note dinformation



Les jours fériés 2019 et 2020

Les contrats-types INCOGRAIN comportant des dispositions particulières aux jours fériés français, veuillez trouver ci-dessous la liste des jours fériés légaux en France, telle qu'elle est publiée à la suite des articles 642 du Code de Procédure Civile et L511-81 du Code de Commerce, ainsi que leur position dans le calendrier des années 2019 et 2020.

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Note dinformation



Dormance des orges de brasserie

En application de l'article VI - GERMINATION de l'Addendum n°IV pour la vente des orges de brasserie, pour la campagne 2019-2020, la fin de la période de "dormance" des orges de brasserie est fixée comme suit :

  • orges de printemps 15 OCTOBRE 2019
  • orges d'hiver : 12 NOVEMBRE 2019

Seules les analyses de germination effectuées à partir de ces dates auront un caractère contractuel.

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Assemblée générale



S’engager pour la durabilité du maïs français

Devant l’Assemblée Générale de l’AGPM, le Président Daniel Peyraube a présenté son ambition pour un maïs en progression vers plus de durabilité à horizon 2025.Cette durabilité passera par une production rentable pour les agriculteurs mais aussi reconnue et acceptée par une société de plus en plus concernée par sa santé et le devenir de la planète, comme l’a montrée Pascale Hebel, experte des tendances alimentaires au CREDOC. Face a ce constat l’AGPM oriente sa stratégie vers trois axes :

  1. La durabilité avec la définition du maïs français et l’accompagnement d’exploitations certifiées maïs vers la haute valeur environnementale HVE.
  2. La compétitivité, par l’obtention de dispositifs pragmatiques comme l’assurance et le stockage de l’eau, pour permettre aux exploitations de supporter les aléas climatiques et économiques.
  3. La création de valeur ajoutée par la segmentation et la rémunération de services rendus à la société comme la captation du carbone.

10 000 exploitations certifiées HVE et 1 million de tonnes de carbone captées d’ici 2025.

Le Président de l’AGPM a souligné le besoin du soutien du Ministre de l’Agriculture et d’actions à entreprendre rapidement. Urgence à faire évoluer le cahier des charges de la certification maïs et à prendre en compte les difficultés climatiques de cet automne, lutte contre les distorsions de concurrence, fin des blocages abusifs d’ouvrages de réserves d’eau, développement de l’assurance récolte, accès aux solutions de protection des cultures, émergence d’une règlementation européenne permettant l’accès aux biotechnologies végétales, non signature de l’accord du Mercosur … autant de préoccupations fortes. « Nous avons écouté les attentes sociétales : le consommateur français est prêt à faire confiance à ses agriculteurs mais souhaite être rassuré sur la durabilité des pratiques. Nous avons tout remis à plat sans compromis, trouvé des marges de progression et nous nous y engageons dès aujourd’hui avec l’objectif d’atteindre, d’ici 2025, 10 000 exploitations maïsicoles certifiées HVE et 1 million de tonnes supplémentaires de carbone captées sous forme de crédits carbone.

Un tournant en tout point remarquable

Le Ministre Didier Guillaume a félicité l’engagement de l’AGPM et souligné l’ambition de la démarche. « Le tournant que vous prenez est en tout point remarquable : HVE, captation du carbone, vos orientations montrent que, loin de courir après les attentes sociétales, vous prenez les devants. ». Le Ministre a rappelé son volontarisme en matière de stockage d’eau : « oui, il faut que les ouvrages sortent de terre. Il n’est pas acceptable que des projets de territoire acceptés soient bloqués ». Il s’est montré prêt à avancer en matière de certification maïs et partage pleinement la nécessité de s’en tenir à la science pour la prise de décisions. Il a également rappelé la volonté du gouvernement de défendre une PAC forte et de conserver les paiements de base les plus élevés possibles. Enfin, il a réaffirmé le refus d’entériner l’accord du Mercosur.

http://www.maizeurop.com/sengager-pour-la-durabilite-du-mais-francais/