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Hebdo N°30 - Vendredi 06 septembre 2019

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Actualités de la filière

Rubriques

droits antidumping

sur les importations de solution azotée





La France doit défendre la compétitivité
de ses agriculteurs !

La semaine prochaine, les Etats membres de l’Union Européenne devront se prononcer sur un projet de la Commission européenne. Celui-ci instaurerait pendant cinq ans des droits antidumping définitifs sur les importations de solution azotée (UAN) en provenance de Russie, des USA et de Trinité-et-Tobago. Ces trois pays sont les principaux fournisseurs de l’UAN consommée en France.

Cette nouvelle taxe renchérirait de plus de 6% les coûts des producteurs de grandes cultures français utilisateurs de solution azotée. Ce surcout représenterait la moitié de leurs revenus avant impôts !

Dans un marché européen largement ouvert aux importations des pays tiers, la concurrence mondiale joue à plein sur les prix des grandes cultures (blé, maïs, soja, colza, betteraves sucrières…) alors que les agriculteurs sont forcés d’acheter les engrais au prix fort sur un marché européen non concurrentiel et protégé. Comment espérer rester compétitif dans un monde ou nos concurrents de la Mer noire, du Mercosur et d’Amérique du Nord ont accès à des engrais nettement moins chers ?

L’intérêt économique du pays plaide sans le moindre doute pour que la France s’oppose à la proposition que la Commission européenne pourrait mettre au vote à Bruxelles le 11 septembre.

concours ITA'Innov



L'Acta dévoile les
11 nommés de la 3e édition
du concours ITA'Innov,
créateur de valeur
et promoteur de modernité

Organisé tous les 2 ans par l’Acta - les instituts techniques agricoles, sous le haut patronage du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le concours ITA’innov récompense les découvertes et innovations issues de la recherche appliquée française des instituts techniques agricoles (ITA). Ce concours s’inscrit dans une mission plus globale de création de valeur, de promotion des filières agricoles et agro-industrielles françaises et de leurs outils de R&D. Il récompense les inventeurs de 4 trophées distincts : Innovation, Recherche & méthodologie, Projet international, et Équipe innovante.

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Stockage de l'eau



        


Des engagements satisfaisants, nous attendons les actes

La FNSEA, JA, les Chambres d'agriculture France et Irrigants de France se félicitent des prises de paroles récentes des ministres Didier Guillaume et Emmanuelle Wargon, reconnaissant la nécessité de stocker l'eau pour anticiper les pénuries et sécuriser la production alimentaire française.
De nouveau, l'agriculture française a fait les frais d'un été frappé par une sécheresse historique dont les effets ont été amplifiés par 3 canicules. En raison du déficit hydrique, près de 20 % du territoire subit des limitations ou des suspensions de certains usages de l'eau. Les manques de fourrages pour les animaux et des baisses de rendement des productions végétales se font ressentir depuis plusieurs semaines et suscitent de graves inquiétudes pour les récoltes à venir. Ces répercussions vont se poursuivre jusqu'à l'hiver prochain. 

Or de l'eau, nous en avons. Notre pays dispose de la seconde ressource en eau renouvelable en Europe. Comment alors comprendre que la France a un taux d'irrigation inférieur à la moyenne européenne, derrière le Danemark et les Pays-Bas ?  Comment expliquer, malgré nos multiples alertes, que la France ne stocke toujours que 4,7% des flux annuels ?

Dans le contexte de changement climatique que nous vivons, l'une des solutions réside bien dans le stockage de l'eau hivernal et la sécurisation via le transfert sur la majorité des territoires. La mise en place de retenues permet de mobiliser l'eau des pluies abondantes pour l'utiliser en période de sécheresse, et contribue à lutter contre les incendies, abaisser les températures, préserver la biodiversité et maintenir une agriculture résiliente.

Nous défendons une vision territoriale de la gestion de l'eau en concertation avec l'ensemble des acteurs locaux. Suite aux conclusions des Assises de l'Eau, nous attendons la mise en œuvre dès maintenant de la nouvelle instruction sur les projets de territoire pour la gestion de l'eau.  Arrêtons de tergiverser ! L'Etat doit mettre les moyens pour aboutir à la réalisation effective d'ouvrages de stockage d'eau là où ils sont économiquement et techniquement pertinents et simplifier les procédures d'instruction.

Lancement de la récolte

du houblon français




Alors que la filière française du houblon s’est réunie il y a peu pour ses premières assises nationales, l’heure est à la récolte dans toutes les houblonnières de France. Une production française qui progresse du fait de la hausse des surfaces avec l’arrivée de nouveaux houblonniers, mais qui s’annonce en retrait en volume pour 2019 en raison de la sécheresse estivale.

Un houblon de bonne qualité mais avec un rendement inférieur

La campagne 2019 s’annonce comme une année moyenne par rapport aux 5 dernières années et en baisse par rapport à 2018. L’objectif de production national à 900t ne sera pas atteint cette année. On s’avoisine vers les 870t en raison de la sécheresse qu’a connue la France cet été. Les conditions fraîches en fin de cycle jusqu’à la récolte vont permettre de diminuer légèrement l’impact des fortes chaleurs. La production française progresse en dehors des régions historiques (Alsace et le Nord), avec le développement du houblon des territoires tiré par une demande du consommateur pour des bières incorporant des houblons locaux. Avec des projets d’installation compris entre 0,5 et 8ha pour les plus grandes, de nouveaux échafaudages houblonniers font leur apparition dans le paysage, signe du renouveau du houblon français. L’arrivée de nouveaux producteurs va donc permettre d’augmenter la production française, et favoriser l’approvisionnement en circuits courts des brasseurs.

La qualité, le maître mot de la récolte du houblon

Depuis toujours, la qualité du séchage reste le point crucial de la récolte du houblon. La liane qui peut atteindre 8m de long doit être préalablement coupée puis les cônes sont séparés de la liane et des feuilles et séchés avec précaution. Le séchage est toujours un point critique, un équilibre à trouver. Le taux d’humidité maximum est défini par FranceAgriMer, opérateur de l’Etat qui vient certifier tous les lots de production qui seront commercialisés à posteriori en France ou à FRANCE HOUBLON l’international. Il faut donc veiller à optimiser le séchage tout en préservant l’intégrité physique du cône. A la base de ce dernier, on trouve des petites feuilles (bractées) qui contiennent les glandes à lupuline. Cette dernière est l’or fin du houblon qui est recherchée pour ses propriétés aromatiques et d’amertume qu’elle confère à la bière.

Le renouveau du houblon français est à l’oeuvre suite aux assises du houblon

Cette année aura été importante pour la filière avec ses premières assises qui se sont tenues les 22 et 23 août 2019 à Obernai (Alsace). Venue de toutes les régions, et avec des profils bien différents, toute la famille des houblonniers de France s’est retrouvée pour cet acte fondateur pour le futur de la filière. Des ateliers thématiques (recherche variétale, itinéraire cultural, séchage, protection de la culture, échafaudage) ont permis de balayer les principaux sujets à réfléchir pour démarrer un projet houblonnier.
Une nouvelle architecture pour la filière a été présentée. « Le renouveau du houblon sur tout le territoire français impose de facto, une nouvelle organisation de la filière pour répondre à ses nouveaux enjeux à l’horizon 2022 » précise Bernard Ingwiller, le président de l’AGPH (Association des Producteurs de Houblons de France). L’Institut Technique du Houblon voit le jour, une interprofession InterHoublon est créée et la marque France Houblon est lancée. Cette dernière devient le nouveau nom de la filière française de houblon. Son objectif principal étant de permettre de repositionner le houblon comme ingrédient central et singulier dans la fabrication de la bière, de développer sa notoriété sur le marché intérieur et de sensibiliser le consommateur quant aux enjeux de la filière.


Chiffres clés de la filière 2019

  • Surface nationale : + de 500 hectares en France dont 94 % en Alsace, 5 % dans le Nord et 1 % sur le reste de la France
  • Objectif de production : 900 t (représentant moins de 1 % de la production mondiale)
  • Nombre de producteurs : Plus de 60 houblonniers
  • Nombre de variétés cultivées en France : une vingtaine
  • Export : 70 % de la production française
  • Présence du houblon français à l’international : Europe : 45 % (dont UK : 25%, Belgique :15%, reste de l’Europe : 5 %), USA : 12%, Vietnam : 3 %, Canada : 1%, Asie : 1 %. En 2019, le Houblon français s’exporte pour la première fois au Brésil.