S'abonner à l'hebdo

Hebdo N°11 - Vendredi 22 mars 2019

S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Actualités de la filière

Rubriques

Négociations commerciales

Les contrôles doivent parler !



Deux semaines après la fin des négociations commerciales, les agriculteurs et les entreprises de l’alimentaire font l’amer constat que la guerre des prix se poursuit entre les enseignes de la grande distribution.

Manifestement, certains contrats conclus dans le secteur laitier sont « l’arbre qui cachent la forêt ». Ils ont laissé penser, dans le temps médiatique et politique du Salon de l’Agriculture, que des relations commerciales plus responsables étaient possibles et que la loi EGAlim avaient apaisé la guerre des prix.

Malheureusement les premiers chiffres transmis par les entreprises demeurent alarmants pour l’avenir de la filière agro-alimentaire française. Certes, la hausse du Seuil de Revente à Perte (SRP) a permis de relâcher un peu la pression, mais le détournement de son objectif initial et les demandes de déflation imposées par les centrales d’achat de la grande distribution sont toujours aussi importantes dans certains secteurs (en particulier pour les viandes et les céréales) et, surtout, concernent de façon plus diffuse toutes les entreprises y compris les PME et les ETI.

Peut-être faut-il du temps pour changer les mentalités mais l’application de la Loi doit être immédiate ! Nous savons que des pratiques illégales demeurent en termes de promotions abusives, d’abus de puissance d’achat au travers de demandes financières sans aucunes contreparties - parfois au profit de structures basées à l’étranger ! - déréférencements et menaces de déréférencements, renégociations en cours d’année, application abusive de pénalités logistiques… Les contrôles de l’administration doivent s’intensifier et ils doivent parler : les sanctions doivent être publiées et « le name and shame » s’appliquer !

FNSEA et JA, grâce à l’appui de l’ANIA et Coop de France, sauront mobiliser leur réseau pour dénoncer les abus et orienter les DIRRECTE dans leurs contrôles.

Du champ au consommateur




Tous mobilisés pour développer le soja charté Soja de France. Pour la 1ère année, plus de 10 000 tonnes de soja certifié dans l’Est

Culture agroécologique qui mise sur la proximité, la durabilité et la compétitivité, le soja français est en plein essor ! Dans l’Est, ce sont plus de 152 000 tonnes de graines récoltées et 61 000 hectares cultivés en 2018. Tous les acteurs de la filière, semenciers, agriculteurs, éleveurs, collecteurs, transformateurs, et distributeurs, se mobilisent pour développer la Charte Soja de France et valoriser les atouts du soja français. Avec cette charte, la culture et les produits de soja certifié sont garantis sans OGM, d’origine France, tracés et durables. L’objectif ? Produire 650 000 tonnes de graines de soja en France d’ici 2025 pour répondre à la demande croissante des filières animales de qualité. L’enjeu est aussi de répondre aux attentes sociétales et environnementales. Pour présenter cette démarche, l’usine Extrusel (71) ouvre ses portes.

Charte Soja de France : cultiver les spécificités du soja français

Non OGM, le soja français mise sur la durabilité, la traçabilité et la proximité pour se démarquer. Pour pérenniser l’offre française, la filière développe la Charte Soja de France, fruit d’un travail collectif réunissant semenciers, producteurs, collecteurs, transformateurs et industriels. Avec cette Charte, la filière souhaite accroitre et sécuriser la production de protéines végétales en France destinées à notre élevage. Actuellement, ce sont encore 500 000 tonnes de tourteau de soja non-OGM qui sont importées pour satisfaire les besoins de la filière. Des importations issues de productions de soja dont on ne maitrise pas l’origine, l’impact sur la déforestation et sur le climat. L’objectif est ambitieux : produire 650 000 tonnes de soja charté Soja de France à l’horizon 2025 pour les substituer à ce soja d’importation. Développer le soja français permet de diversifier l’alimentation des animaux, un élément essentiel pour leur santé. En garantissant une alimentation animale non OGM et locale, la Charte Soja de France répond aussi à la demande des consommateurs pour une alimentation de qualité.

Une production locale pour un soja durable

Créée en 1988, l’usine de trituration de graines de soja Extrusel intègre pleinement la Charte Soja de France. Grâce à son implantation au coeur de la zone Est, l’objectif est de valoriser durablement les graines de soja non OGM produites dans les régions Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Rhône-Alpes pour répondre à la demande des filières animales locales, comme par exemple la filière comté, et au besoin de diversification des cultures des agriculteurs. Pour les agriculteurs de la région, développer le soja français, c’est capitaliser sur ses nombreux atouts agronomiques et environnementaux : sa capacité à fixer l’azote de l’air et donc l’absence d’engrais azotés pour le cultiver ; sa robustesse face aux ravageurs et aux maladies permettant de le cultiver avec peu ou sans protection ; son rôle dans les rotations et ses bénéfices sur la culture suivante cultivée avec moins d’engrais et des rendements plus stables. Alors qu’un tiers des surfaces de soja sont cultivé dans l’Est, tous les acteurs sont engagés et s’organisent par la contractualisation pour garantir de la valeur ajoutée pour tous.

4 recettes à déguster au soleil

pour accompagner la Bière de Printemps !



Ça y est, le printemps est enfin arrivé ! Avec lui l’envie de se retrouver en famille ou entre amis sous la douceur des premiers rayons de soleil.
Dans sa robe blonde, la Bière de Printemps nous propose quatre recettes aux notes fraîches et épicées pour accompagner délicieusement la saison estivale.

Née à Arras sous le nom de « bière de mars », la Bière de Printemps était brassée en hiver avec les dernières récoltes d’orge et de houblon de l’été, puis conservée pendant trois mois dans le froid naturel de l’hiver pour arriver à maturité aux premiers jours du printemps.
La tradition n’a pas changé et reste, plus de 600 ans plus tard, un moment fort du calendrier brassicole !
 
La Bière de Printemps est disponible jusqu’à la fin du printemps. Elle se déguste entre 2° et 4°C.

Télécharger les recettes

donnée agro-météo



           

La FNCuma noue un partenariat exclusif avec la startup de L’AGTECH SENCROP

Soucieuse d’accompagner les agriculteurs dans un secteur qui se digitalise massivement, la FNCuma a choisi Sencrop comme partenaire exclusif dans le domaine de la donnée agro-météo. Créée en 2016, Sencrop s’est fait connaître du milieu agricole et viticole avec ses capteurs agro-météo connectés en temps réel à une plateforme. Pour la startup de l’Agtech, cette collaboration est l’opportunité de travailler avec les 11 740 Cuma recensées en France.

PROPOSER UNE AGRICULTURE DE PRECISION EN MODE COLLABORATIF AUX 11 740 CUMA FRANÇAISES

Pour Martin Ducroquet, Directeur Général et co-fondateur de Sencrop, « Un agriculteur sur deux est en Cuma. Ce partenariat nous offre donc la possibilité de monter en puissance sur ce marché encore peu adressé par Sencrop.C’est une formidable opportunité. Notre philosophie est axée sur une approche collaborative et ouverte : Sencrop connecte les agriculteurs entre eux afin qu’ils puissent partager les informations recueillies sur leurs parcelles. Notre approche est donc totalement en phase avec celle des Cuma. »

Déjà utilisées par plus de 5 000 agriculteurs, viticulteurs et arboriculteurs dans 10 pays, principalement en Europe, les solutions de Sencrop accompagnent les professionnels agricoles dans leur prise de décision au quotidien, à partir des données collectées automatiquement dans les parcelles.

Les données collectées sont issues du plus grand réseau européen de stations agro-météo et de capteurs mesurant la température de l’air, l’hygrométrie, la pluviométrie, l’humectation foliaire ou encore la vitesse du vent. Grâce à l’analyse de ces données, les agriculteurs, viticulteurs, arboriculteurs et maraîchers peuvent optimiser la gestion de leur exploitation agricole en limitant les risques agro-météo, agro-environnementaux et sanitaires liés à leurs cultures.

AVEC 500 STATIONS DEPLOYÉES AU SERVICE DES CUMA, LES ACCOMPAGNER DANS LEUR DIGITALISATION

Pour Luc Vermeulen, Président de la FNCuma, « ce partenariat va dans le sens de la digitalisation des outils en Cuma. Les Cuma ont toujours été actrice de l’innovation. Elles partagent bien plus que du matériel et la mutualisation des outils météo au niveau de la Cuma ouvrent des perspectives d’une meilleure organisation des chantiers : couplé aux outils de réservation de matériels myCuma Planning et travaux, l’utilisation des machines en fonction de la météo pourra être anticipée et l’organisation des chantiers optimisés. »

Après avoir équipé des premières CUMA en 2018, qui ont validé le bénéfice de Sencrop au quotidien et la fiabilité des informations remontées en temps réel, désormais les fédérations de Cuma vont offrir des possibilités de test des stations météo pour leur Cuma, et équiper dans les prochains mois jusqu’à 500 stations agro-météo sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Les objectifs sont à la fois de proposer des données agro-météo fiables aux Cuma, en mode collaboratif, et de développer les liens techniques et de compatibilité entre les solutions Sencrop et les solutions myCuma planning & travaux.

 

Signature de la convention au SIMA
par Luc Vermeulen (à gauche),
Président de la FNCuma
et Martin Ducroquet (à droite),
Fondateur et Directeur général de Sencrop

Date de présence des SIE

une surtransposition flagrante



 

Contrairement à ses engagements, le ministère de l’agriculture a décidé, en invoquant des difficultés administratives et techniques de mise en oeuvre, de reconduire en 2019 le dispositif de gestion par département des périodes d’implantation des Surfaces d’Intérêt Ecologique (SIE*) « Cultures dérobées », alors que la règlementions européenne permet une gestion à l’échelle individuelle.

Cette décision va à l’encontre de la volonté affichée du gouvernement d’accompagner la transition agroécologique de l’agriculture française. La réussite d’un couvert végétal, pratique phare de l’agroécologie, dépend de sa bonne insertion dans la rotation et des conditions pédoclimatiques de l’exploitation, qui supposent une période de présence définie par l’agriculteur, et non dans des dates uniformément fixées au niveau départemental.

L’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FNSEA et la FOP dénoncent l’incohérence de la décision du gouvernement français, qui s’apparente à une surtransposition des règlements européens. Celle-ci pénalise une fois de plus les producteurs de grandes cultures dont les revenus sont en berne depuis plusieurs années, en les obligeant à mettre en jachère des dizaines de milliers d’hectares, pour bénéficier de la totalité des aides de la PAC.

Les agriculteurs attendent de la part des pouvoirs publics que tous les moyens soient mis en oeuvre pour permettre le choix individuel de la période de présence des SIE Cultures dérobées, accompagné si nécessaire d’une avance de trésorerie pour éviter tout retard de paiement pour les agriculteurs non concernés par une éventuelle présence tardive.

SIE* : Surface d’Intérêt Ecologique – Dans le cadre du verdissement de la PAC, les producteurs de grandes cultures doivent disposer de 5 % de SIE sur leur exploitation, notamment par la mise en place de « cultures dérobées semées en mélange » (aussi appelées intercultures, couverts végétaux ou cultures intermédiaires) implantées entre deux cultures principales avec une période obligatoire de présence d’au moins 8 semaines.

La filière brassicole

présente la bière de printemps à l’Élysée



A l’invitation du Président de la République, les brasseurs français fêtent aujourd’hui l’arrivée de la bière de printemps 2019 à l’occasion d’une réception qui se tiendra à l’Elysée.

La bière de printemps trouve ses origines dans le Nord de la France. Au Moyen-Âge, elle était la première bière de l’année brassée avec l’orge maltée et le houblon nouveaux. Cette « bière de mars » était alors gardée dans le froid naturel de l’hiver pour arriver à maturité aux premiers beaux jours du printemps.

Fidèles à cette tradition inscrite dans le calendrier brassicole depuis le XIVème siècle, les brasseurs célèbrent chaque année le retour du printemps avec un brassin original. C’est ainsi que la bière de printemps est proposée partout en France, dans tous les circuits de distribution.

« C’est un véritable honneur et une fierté pour les brasseurs français d’être reçus par le Président de la République à l’Elysée pour marquer l’arrivée de la bière de printemps. Cette réception est un témoignage important et supplémentaire du dynamisme de notre secteur et de son ancrage culturel en France. Nous sommes heureux d’associer à cet événement tous les acteurs qui constituent notre filière : les producteurs d’orge et de houblon, les malteurs, les levuriers ainsi que les représentants de la distribution. » commente François Loos, président du syndicat professionnel Brasseurs de France.