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Hebdo N°16 - Vendredi 26 avril 2019

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Actualités de la filière

Rubriques

Points-clés du Conseil spécialisé

pour la filière céréalière



Le Conseil spécialisé
de FranceAgriMer
pour la filière céréalière
s’est réuni le 11 mai 2016 sous la présidence de Rémi Haquin.

Nouvelles prévisions pour la campagne commerciale 2015/16 : hausse des prévisions d’exportations vers l’Union européenne et les pays tiers

Le Conseil spécialisé pour la filière céréalière a validé les nouveaux bilans prévisionnels de FranceAgriMer pour la campagne commerciale 2015/16 qui s’achèvera le 30 juin prochain.

Les prévisions d’exportations de blé tendre sont revues à la hausse vers l’Union européenne à près de 7,3 millions de tonnes (+ 200 000 tonnes par rapport au mois dernier, à destination des Pays-Bas notamment) ainsi que vers les pays-tiers (12 Mt soit 500 000 tonnes de plus que le mois dernier). Trois principaux facteurs expliquent ces nouvelles prévisions : la compétitivité du blé français sur le marché mondial, l’accélération en avril dernier des importations du Maroc dont la production de blé a chuté de moitié en raison de la sécheresse, le tarissement progressif d’autres origines concurrentes (Roumanie, Russie, Ukraine…). Au 6 mai 2016, la France avait déjà embarqué 10,2 Mt de blé tendre à destination des pays tiers, dont 4 Mt vers l’Algérie, 1,9 Mt vers le Maroc, 0,7 Mt vers l’Égypte et 0,4 Mt vers le Mexique.

En parallèle, les prévisions de collecte de blé tendre en vue de sa mise en marché sont sensiblement révisées à la baisse à 36,5 Mt (0,9 Mt de moins que le mois dernier), au vu de la collecte effectivement réalisée à ce jour.
En effet, dans un contexte de prix bas sur le marché mondial du blé tendre, le stock à la ferme détenu par les agriculteurs devrait atteindre à la fin juin, un niveau inhabituel en raison de décisions de commercialisation différées au-delà de la campagne commerciale 2015/16.

FranceAgriMer a intégré ce constat dans la présentation de ses bilans prévisionnels de campagne, avec une estimation des quantités conservées à la ferme, en distinguant ce qui devrait être autoconsommé d’ici la fin de la campagne ou stocké en vue d’une commercialisation ultérieure, sur la base des résultats de l’enquête par sondage réalisée par FranceAgriMer auprès d’un échantillon représentatif d’agriculteurs.

Les stocks détenus par les agriculteurs devraient peser sur la prochaine saison de commercialisation en plus du stock de report commercial. Et ce d’autant que la récolte 2016 présente à ce stade un bon potentiel, au vu des dernières notations du réseau Céré’Obs et des estimations de semis en région.

Pour la prochaine campagne 2016/17, le Conseil spécialisé souligne la nécessité pour l'offre française d’être présente sur les marchés dès le mois de juillet, afin d'écouler les stocks avant la nouvelle récolte.

Concernant les autres céréales, les prévisions de campagne sont quasiment maintenues à l’identique par rapport au mois dernier. Seules sont revues à la hausse les prévisions d’expédition d’orges vers les pays de l’Union européenne (près de 3 Mt soit 100 000 tonnes de plus que le mois dernier).

Situation des cultures pour la récolte 2016

Malgré une très légère dégradation des conditions de culture au cours des trois dernières semaines, les céréales à paille semées pour la récolte 2016 conservent de bons potentiels, légèrement inférieurs à ceux observés l’an dernier à la même époque mais largement supérieurs à 2014.
Fraîcheur et pluviométrie des mois de mars et avril ont ralenti le développement des plantes et l’avance prise à la sortie d’un hiver particulièrement doux s’est fortement réduite.
Début mai, les semis de maïs étaient en retard par rapport à la moyenne des cinq dernières années, en raison des conditions climatiques peu favorables en avril, mais le redoux observé depuis devrait contribuer à résorber ce retard.

Pour en savoir plus, consulter le prochain rapport Céré’Obs via https://cereobs.franceagrimer.fr/Pages/publications.aspx

Focus sur le plan de relance français de la filière blé dur et sur le marché mondial du blé dur

Au niveau national, les estimations de semis en régions font état d’une augmentation des surfaces en blé dur à 349 000 ha contre 321 000 ha en 2015.
Le comité de suivi du plan de relance de la filière blé dur, réuni en avril dernier, a rappelé les moteurs indispensables pour mettre en oeuvre de façon opérationnelle le plan de relance de la filière blé dur. Il a rappelé notamment la nécessité du maintien d'un soutien couplé de la PAC à la culture du blé dur en zone traditionnelle de renforcer la recherche et l’innovation, en vue de la diffusion de nouvelles variétés notamment.

Un inventaire des actions de recherche/innovation/sélection sera prochainement effectué par le comité de suivi du plan de relance. Les pistes permettant de limiter les risques économiques pour les producteurs, notamment la contractualisation, seront aussi explorées. Il est par ailleurs envisagé d'étudier les attentes des importateurs sur le marché mondial et l’état de la concurrence. FranceAgriMer a en outre présenté aux membres du Conseil un focus sur le marché mondial du blé dur, conformément à l’engagement pris dans le cadre du plan de relance de donner régulièrement un éclairage sur ce marché spécifique.

Pour en savoir plus, consultez l’ensemble des documents diffusés au Conseil spécialisé du 11 mai 2016 sur le site internet de FranceAgriMer : http://www.franceagrimer.fr/filiere-grandes-cultures/Cereales

En direct des séminaires



Campagne 2018-2019
Séminaire technique du Caire (Egypte)

« Le neuvième  « séminaire technique franco-égyptien des céréales » a eu lieu au Caire le 17 avril 2019.
Cette manifestation s’est déroulée devant 200 participants de la filière céréalière égyptienne,  principalement de la meunerie publique et privée.

M. François GATEL, Directeur de France Export Céréales, a introduit les travaux du séminaire et a ensuite présidé la séance.
Mr No’omany, conseiller du Ministre de l’Approvisionnement a également prononcé une allocution pendant l’introduction du séminaire.

Comme de coutume, ce séminaire a été l’occasion de développer plusieurs thèmes qui ont suscité l’intérêt des participants.

Le premier sujet abordé par Mr Philippe HAUCHARD, de Control Union, a concerné les différentes normes et certifications existantes et reconnues au niveau international avec un focus tout particulier sur le secteur de l’agro-alimentaire. Dans un contexte de concurrence entre les sociétés pour gagner des parts de marchés, Philippe a mis en évidence les avantages et la valorisation que peut représenter l’obtention d’une certification et des normes de qualité.

Le second thème abordé concernait un sujet complètement diffèrent puisque le Docteur Mohamed LABANA, DG  de Chemitec International a évoqué la tendance de plus en plus marquée de produire des pâtes alimentaires à partir du blé tendre au lieu de l’utilisation du blé dur.

Docteur LABANA est revenu sur les conditions et la mise en place des processus industriels particuliers nécessaires pour une bonne réalisation de cette opération qui permet, par ailleurs, de réaliser des économies conséquentes.
Enfin, dans une dernière présentation, Mr l’ingénieur Mahmoud Riad, secrétaire général de l’Association égyptienne des meuniers s’est intéressé à l’évaluation de l’indicateur de performance entre une mouture industrielle et une mouture au laboratoire.

Les diaporamas présentés sont accessibles sur le site de France Export Céréales www.franceexportcereales.org

Les nombreuses questions et sujets abordés par les participants ont porté essentiellement sur des questions techniques soulevées à la suite des présentations.
Néanmoins, lors des discussions en aparté avec nos interlocuteurs égyptiens du GASC et de la Quarantaine Agricole, ceux-ci ont à nouveau évoqué le sujet de l’Ergot, thème qui apparait toujours aussi sensible à leurs yeux.
Ils ont réitéré leurs souhaits que les cargaisons françaises destinées à l’Egypte soient surveillées de près lors des chargements afin que les taux d’ergot soient minimisés. Il en va, selon eux, de la réputation des blés français en Egypte. »

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Terres OléoPro

Une démarche engagée pour l’innovation



 

Le Comité Scientifique de Terres OléoPro a réuni ses experts,
dont le Docteur Jean-Michel Lecerf, chercheur et nutritionniste et Sébastien Abis, Directeur de DEMETER et chercheur IRIS qui ont apporté leur vision scientifique et économique.

« L’ambition de ce Comité Scientifique est de nourrir la réflexion stratégique de notre démarche Terres OléoPro, qui valorise l’origine France pour les marques agroalimentaires. Portée par ses agriculteurs, la filière est créatrice de valeur économique, assurant un modèle compétitif, mais aussi engagée dans les pratiques agronomiques et écologiques de l’agriculture raisonnée. » a précisé Antoine Henrion, agriculteur et Président de ce Comité Scientifique.

Pour traiter le premier thème « Contribuer à encore mieux nourrir les Hommes », le Docteur Jean-Michel Lecerf a rappelé l’importance des huiles et protéines végétales dans la nutrition et a souligné le déficit d’oméga 3 dans la population française. La filière, avec ses cultures oléagineuses comme le colza ou le lin, contribue aux apports en oméga 3 et il est urgent de mieux faire connaitre le rôle de ces acides gras essentiels pour l’organisme a souligné le scientifique.

« Le défi de la protéine » est le second thème emblématique de la filière qui s’est fixé pour objectif de produire des protéines végétales de qualité, pour les Hommes et les animaux tout en prenant en compte leur durabilité. Plus précisément, l’ambition est de produire davantage de protéines végétales sur notre territoire pour réduire la dépendance française aux importations, répondre aux attentes des consommateurs, et créer ainsi de la valeur pour l’ensemble des maillons de la filière, notamment les producteurs.
Terres OléoPro révèle les qualités agronomiques et environnementales des plantes riches en huile et en protéines, qui incarnent la durabilité des systèmes agricoles fondés sur la rotation des cultures et les pratiques innovantes des agriculteurs.

« Il faut rappeler que l’alimentation française est une des plus sûres au monde et ceci grâce aux agriculteurs qui ont su évoluer » indique Sébastien Abis.

La démarche environnementale est transversale aux différents projets. Au coeur des préoccupations, celle-ci a été abordée au travers de 4 défis agri environnementaux : Préserver la biodiversité, préserver le capital sol, développer l’agriculture de précision et agir pour la transition énergétique.

En conclusion, le Comité Scientifique préconise de confronter la démarche Terres OléoPro aux enjeux sociétaux et environnementaux actuels en alliant économie et agroécologie. Terres OléoPro contribue à la ferme France par la diversification des systèmes agricoles, la contribution à la biodiversité, la création de débouchés et de valeur et la durabilité des milieux et des paysages.

« Pour une entreprise, adhérer à Terres OléoPro, c’est montrer son engagement à apporter de la valeur aux produits issus de nos cultures. » a conclu Antoine Henrion.

L’AGROÉCOLOGIE

Fait salon à Ondes (31)



Le Village Agroécologique prend de l’ampleur : sur Innov-Agri, l’espace dédié à cette thématique, qui permet de développer des cycles vertueux en agriculture et de les pérenniser, sera cinq fois plus étendu que lors de l’édition 2017.

A Ondes (20 km au nord de Toulouse), 2.5 hectares ont été réservés à l’installation du Village Agroécologique 2019. « Cinq fois plus qu’en 2017, preuve du succès de l’initiative », selon l’organisateur, GFA Events. La mise en place du tout premier Village remonte à 2014. Depuis, l’agroécologie n’a cessé d’être toujours plus éclairée sur le salon outdoor référent des grandes cultures. « Aujourd’hui, Innov-Agri propose le plus grand rendez-vous dédié aux innovations agroécologiques de l’hexagone. Une belle opportunité pour les agriculteurs d’Occitanie et de Nouvelle Aquitaine, puisque cette année, nous allons de nouveau à leur rencontre.»

L’Agroécologie en 16 thématiques …

Le village Agroécologique 2019 s’organise autour de deux espaces, disposés de part et d’autre de l’allée de visite. Le premier rassemble, sur un hectare, les experts qui dispenseront des conseils indépendants, au sein d’ateliers/vitrines ou de présentations/débats.
16 thématiques seront abordées sur les deux jours. En parallèle, des conférences se tiendront, également sur les deux jours, notamment autour des thèmes des pneumatiques et du cycle sol-plante-animal.

Les ateliers 2019

  • Agriculture de conservation : diagnostiquer l'état de
  • son sol et agir
  • Agroforesterie : concevoir un projet efficace
  • Pâturage tournant dynamique : passer à l'herbe de
  • façon rationnelle
  • Agriculture biologique : une transition technique et
  • économique pertinente
  • Faune auxiliaire vertébrée des bords de champs :
  • l'accueillir sur sa ferme
  • Traction et pneumatique : respecter le potentiel
  • agronomique du sol et réduire les coûts

… et 1.5 ha de démos

De l’autre côté de l’allée, les visiteurs pourront se rendre sur le second espace du Village Agroécologique qui fait la part belle aux solutions en conditions réelles d’utilisation. 1.5 hectares ont été réservés aux démonstrations des constructeurs autour des semis sous couverts et de la destruction de couverts végétaux. Dix marques présenteront leurs matériels au travail, afin que les visiteurs jugent de leurs performances in situ.

S’appuyer sur l’expertise du réseau d’auteurs des Editions France Agricole

« L’agroécologie est un axe de développement majeur pour Innov-Agri. Dès 2012, pour éclairer cette thématique et fournir de l’information de qualité à nos visiteurs, nous nous sommes appuyés sur les ressources et l’expertise du groupe NGPA et en particulier sur le réseau d’auteurs des Editions France Agricole. Deux ans plus tard, le tout premier Village Agroécologique, animé par ces experts indépendants, voyait le jour.
Aujourd’hui, GFA Events a développé une vraie légitimité sur le sujet et se place toujours en précurseur ».

Venti-LIS®



Premier outil en ligne de diagnostic
des installations de ventilation des grains stockés

ARVALIS propose un outil simple d’autodiagnostic des installations de ventilation des grains stockés sous la forme d’une application accessible gratuitement via internet : Venti-LIS® diagnostic. Cet outil est adapté à divers types de grains : blé, orge, colza, tournesol, maïs, sorgho, soja, pois, féverole. Basé sur l’élévation de la température de l’air entre l’entrée et la sortie du ventilateur et sur des données de Météo France, il s’adresse plutôt aux silos des organismes stockeurs français.

Venti-LIS® diagnostic permet de savoir si l’installation de ventilation est adaptée à la réalisation des paliers de ventilation nécessaires à une bonne conservation des stocks de grains. Pour cela, il met en balance la durée nécessaire pour réaliser chaque palier (caractéristiques de l’installation) et le nombre d’heures disponibles pour refroidir le grain (températures observées sur la station météo la plus proche).

Un diagnostic simple, rapide et gratuit

La réalisation du diagnostic nécessite simplement une mesure de l’élévation de température due à la mise en pression de l’air par le ventilateur (mesure de la température avant et après le ventilateur) et la description de l’installation au moment de la mesure de température (espèce stockée, volume des cellules, hauteur de grain, section des gaines de ventilation).
L’élévation de température mesurée permet d’estimer la pression totale et le débit du ventilateur. Ensuite, la dose spécifique est calculée dans chaque situation en tenant compte de l’espèce stockée (poids spécifique et teneur en eau) et des objectifs de température pour chaque palier de refroidissement des grains.

Le calcul des heures disponibles pour la ventilation est effectué sur la base des données météo de la station la plus proche du silo, soit en moyenne sur les 20 dernières années, soit sur la dernière campagne. L’objectif diffère en fonction de ce choix : la comparaison sur vingt ans permet d’évaluer globalement si le système de ventilation est adapté alors que celle sur l’année passée permet de comprendre pourquoi la ventilation a pu être difficile l’année N-1.

Cet outil fonctionnant sur la base des données mesurées en conditions réelles, il n’est pas destiné à faire de la simulation. Il s’agit bien de faire un diagnostic d’une installation en place.

Venti-LIS® propose des pistes d’amélioration

Selon les résultats obtenus, Venti-LIS® propose des pistes d’amélioration : modification du nombre de cellules ventilées simultanément avec le même ventilateur, modification des dates retenues pour atteindre l’objectif de température de grain des paliers, ... Ici un exemple de résultats proposé par l’outil.

L’outil est disponible via la plateforme Venti-LIS®
L’accès est libre mais nécessite la création d’un compte utilisateur